50 ans de programmes sur l’eau pour le développement durable

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50 Years Water Programmes
© UNESCO/Carlos Neto

Etapes clés et principaux accomplissements (1965-2015)

La Décennie hydrologique internationale (DHI): « un exemple remarquable de coopération scientifique et technique internationale » (1965-1975)

La Décennie hydrologique internationale (DHI) a permis la collaboration entre plus de 100 pays, et des résultats scientifiques et pratiques importants, notamment en :
 
  • aidant à développer une attitude rationnelle pour l'utilisation et la gestion des ressources en eau de la Terre ;
  • contribuant à la compréhension des processus et des phénomènes de l'hydrosphère ;
  • évaluant les ressources en eau de surface et souterraines ainsi que leur variabilité ;
  • facilitant la coopération internationale nécessaire pour mener des recherches et compiler les données scientifiques et techniques nécessaires pour fournir des lignes directrices et des informations sur l'avancement des sciences hydrologiques ; et
  • promouvant la recherche, l'éducation, la formation et l'assistance technique en hydrologie, ainsi qu’en facilitant l'élaboration de programmes d'hydrologie, non seulement au sein de l'UNESCO, mais aussi en relation avec d'autres organisations des Nations Unies et des ONG.

Soutenir les efforts de la DHI : les premières phases du PHI (1975-2001)

Dès 1975, au travers de ses premières phases, le PHI a joué un rôle important en :
  • contribuant à l'évaluation des ressources en eau ;
  • développant des méthodes de gestion de l'eau ;
  • améliorant la connaissance des processus hydrologiques ;
  • fournissant un transfert efficace de technologie, avec des contributions importantes comprenant des cours de troisième cycle pour la formation d’hydrologues compétents et le développement des connaissances hydrologiques, y compris de matériel pédagogique ; et
  • transmettant et échangeant des connaissances à travers ses publications.
Tout en reconnaissant que les premières phases du PHI ont joué un rôle instrumental dans la promotion des sciences hydrologiques, en 2003, une évaluation externe sur la cinquième phase du PHI a suggéré que la portée du Programme soit élargie au-delà des préoccupations purement scientifiques et hydrologiques. A partir de sa sixième phase, le Programme a commencé à se concentrer principalement sur la gestion des ressources en eau et les questions culturelles, sociétales et de développement des capacités y étant liées, évoluant ainsi d’une approche « purement et seulement scientifique » à une approche centrée sur la « science dans la société ».

Depuis le PHI-VI : La mise en place d’une approche holistique et intégrée

La sixième phase du PHI (2002-2007) a représenté un tournant important pour le Programme, dont l'objectif a évolué pour passer de l’étude de la présence et de la distribution de l'eau dans l'environnement à l’étude des aspects sociétaux des ressources en eau, soulignant la nécessité d'une meilleure évaluation et gestion, notamment au niveau transfrontalier. En particulier, le Programme a :
  • créé un réseau de professionnels de l'eau à tous les niveaux ;
  • influencé l’élaboration de politiques, la recherche et le renforcement des capacités, en soulignant le fait que les questions institutionnelles et économiques sont fondamentales pour l'utilisation efficace de l'eau, pour la conservation et contre l'épuisement des ressources ;
  • produit des activités et résultats orientés vers l'action et pertinents pour la mise en place de politiques, en soutien à l'agenda mondial pour le développement durable, à travers la formation et le développement des capacités dans le domaine de la gouvernance de l'eau ;
  • encouragé les activités nationales grâce à des programmes généralement considérés exhaustifs, pertinents et utiles pour la plupart des pays ;
  • adressé les États membres en tant que public principal, à travers les Comités nationaux et la Famille de l'eau de l'UNESCO, en collaboration avec les organismes gouvernementaux, les ONG et les institutions universitaires et de recherche ;
  • une forte pertinence globale, renforcée par le travail du PHI avec et à l'intérieur des pays en développement, la promotion des échanges Sud-Sud et Nord-Sud, sa capacité à proposer des conventions et prendre un rôle actif dans la prévention des conflits sur l'eau, et ses contributions aux WWDR ; et
  • mobilisé l'opinion scientifique avec des ressources limitées.
La huitième phase du PHI (2014-2021) a pour thème la « Sécurité de l'eau : Réponses aux défis locaux, régionaux et mondiaux » et est centrée sur six thèmes :
IHP-VIII Water Security
Pour mieux aider les États membres dans leurs chemins vers la durabilité de l'eau, le PHI vise à capitaliser sur les résultats passés pour en accomplir de nouveaux. La Famille de l'eau de l'UNESCO est essentielle à cet effort et, aujourd'hui, elle compte plus de soixante Chaires et Centres de Catégorie 2 relatifs à l'eau, 169 Comités nationaux, l'Institut UNESCO-IHE pour l'éducation relative à l’eau et le Programme d'évaluation mondiale de l'eau, en plus des experts scientifiques au siège de l’UNESCO à Paris et dans les bureaux régionaux de l'UNESCO.