Sociétés du savoir : La voie à suivre pour construire un monde meilleur

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Des écoliers dans un laboratoire informatique (Rhodes Park School, Zambie)
Flickr: IICD CC BY 2.0

Le savoir et l’information ont un impact considérable sur la vie des gens. Leur association, en particulier à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC), a le pouvoir de transformer les économies et les sociétés. Les sociétés du savoir doivent se fonder sur quatre piliers : la liberté d’expression, l’accès universel à l’information et au savoir, le respect de la diversité culturelle et linguistique, et une éducation de qualité pour tous. L’UNESCO œuvre à construire des sociétés du savoir inclusives et à donner plus de poids aux communautés locales en augmentant l’accès, la préservation et le partage d’information et du savoir dans tous les domaines de travail de l’Organisation.

« L’UNESCO a permis de faire évoluer notre vision de la technologie en allant au-delà des infrastructures et en se concentrant sur les besoins humains. Il ne suffit pas d’investir uniquement dans la technologie – nous avons besoin d’investir dans des écosystèmes, » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

La volonté de l’Organisation de créer des sociétés du savoir repose sur la conviction que l’accès universel à l’information est indispensable à la construction de la paix, du développement économique durable et du dialogue interculturel. Ainsi, l’UNESCO a mis en place divers outils et programmes pour promouvoir la « transparence » dans le contenu, la technologie et les processus, à travers des mesures de sensibilisation, l’élaboration de politiques et le renforcement des capacités.

Parmi ces solutions, les Ressources éducatives libres ouvrent la voie à l’accès universel à une éducation de qualité en permettant l’utilisation, l’adaptation et la distribution à titre gratuit de matériaux d’enseignement, d’apprentissage ou de recherche. Parallèlement, l’UNESCO a décidé d’exploiter de nouvelles dimensions de partage du savoir en soutenant une initiative sur le libre accès et en adoptant une nouvelle politique de libre accès pour ses publications.

L’UNESCO a placé la préservation du patrimoine documentaire au centre de son mandat pour la promotion de la paix et du dialogue interculturel en renforçant les cadres de préservation actuels, et en mettant l’emphase sur la préservation à long terme de l’information numérique et numérisée. En 1992, l’Organisation a établi le Programme Mémoire du monde, qui réunit certains des documents les plus importants du patrimoine de l’humanité, dans l’intérêt de tous et pour les générations futures.

L’UNESCO encourage également le multilinguisme et le respect de la diversité culturelle dans le cyberespace. L’Organisation promeut la production de contenus en différentes langues à l’échelle locale et contribue aux débats internationaux sur la gouvernance de l’Internet à travers sa participation au Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) et au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

Les évolutions engendrées par le développement rapide des TIC ont non seulement ouvert de superbes perspectives pour l’humanité, mais ont également posé des défis éthiques sans précédent. La possibilité de s’exprimer librement au niveau mondial en est un, avec les risques d’abus, de détournement, de préjugés, de manque de respect et de radicalisation que cela implique. C’est pourquoi l’UNESCO a organisé une conférence internationale, « Les jeunes et l’Internet », dont le but était de mettre en place des outils efficaces pour faire face au rôle joué par l’Internet pour alimenter l’extrémisme violent.

« La position de l’UNESCO est claire – l’Internet et les nouvelles TIC doivent constituer des plateformes d’engagement positif, de paix, de promotion du respect des droits de l’homme et de la dignité, mais aussi des moteurs de dialogue et de compréhension mutuelle, » a déclaré la Directrice générale.

Pour cela, l’UNESCO compte sur l’aide de ses États membres et des organisations internationales pour assurer l’accès aux TIC et à l’information à tous.

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« Savoir, c’est pouvoir. L’information, c’est la liberté.

L’éducation est la prémisse du progrès dans chaque société, dans chaque famille. »

– Kofi Annan