Coalition internationale des Artistes pour la promotion de l’Histoire générale de l’Afrique

Ray Lema, Porte-parole

Ray Lema est le porte-parole de la Coalition des artistes qui se chargent de promouvoir l'ouvrage l’Histoire générale de l’Afrique.

Musicien-monde, grand précurseur du courant de la world music, tantôt musicien africain traditionnel et moderne, soliste pour orchestre classique ou encore jazzmen, Ray Lema s’est au cours de sa longue carrière intéressé à un grand nombre de langages musicaux et collaboré avec plusieurs générations de musiciens. Ce parcours atypique lui permet aujourd’hui de jouir d’une grande respectabilité de la communauté artistique, toutes générations confondues, tant en Afrique, en Europe qu’au Brésil.

Né en pays Kongo, dans l’ouest de l’actuelle République Démocratique du Congo, Ray Lema est initié dès l’âge de 11 ans à l’orgue, puis au piano au séminaire des pères blancs. Ses études de séminariste ont ainsi été accompagnées de chants grégoriens, de Mozart et de Chopin. Après l’indépendance de son pays, Ray Lema quitta le séminaire pour intégrer plus tard l’Université de Kinshasa où il poursuit des études de chimie.

Les pianos étant introuvables dans le Zaïre de l’époque, il apprend à jouer de la guitare et découvre les Beatles, Hendrix, Django Reinhard et les Jazzmen américains. Il quitte ensuite l’Université pour devenir guitariste dans le groupe d’une vedette kinoise, Gérard Kazembe. Il découvre alors les nuits de Kinshasa et croise les grands de la musique congolaise qui font à l’époque danser toute l’Afrique (Tabu Ley Rochereau, Kabassele, Franco, etc.).

En 1974, Ray Lema est nommé Directeur Musical du Ballet National du Zaïre avec pour mission de recruter et diriger l’ensemble des musiciens traditionnels qui doit accompagner les danseurs du Ballet National, représentatifs de toute la diversité et la richesse du pays, notamment pour le fameux combat de boxe Mohamed Ali contre Georges Foreman. Cette expérience changea sa vie et modifia profondément sa vision de la place et du rôle de la musique. Il sillonna l’ensemble du pays à la recherche des maîtres musiciens du Congo. Ray Lema découvrit ainsi la science et la magie de ce qu’il appela plus tard les « roues rythmiques traditionnelles ». Il sera, au cours de ce long périple, initié par les Anciens et devint lui-même Maître Tambour.

En 1979, répondant à l’invitation de la Fondation Rockfeller, il partit pour les USA d’où il démarra une brillante carrière internationale. Il s’établit finalement en France en 1982, où il réside depuis lors.

Curieux de toutes les musiques, précurseur de la World Musique, Ray Lema se fait connaître dans les années 80 avec différentes collaborations qui contribuèrent à enrichir son univers musical : des  Voix Bulgares  à Stewart Copeland (ex-batteur de Police), en passant par les Tyour Gnaoua d’Essaouira et l’Orchestre de Chambre de Sundsvall en Suède, ou encore au Brésil avec le chanteur et compositeur Chico César et plus récemment en soliste invité de l’Orchestre Jazz Sinfônica de São Paulo, l’Orchestre Symphonique de Wuhan (Chine) ou en novembre 2014 avec l’Orchestre Symphonique de Salvador de Bahia.

Cette quête inlassable de l’Autre donne à Ray Lema un profil tout à fait inclassable. Il a publié une vingtaine d’albums, tous différents les uns des autres mais marqués cependant par un langage musical très personnel, témoins des rencontres de cet étonnant musicien-voyageur et éternel étudiant ainsi qu’il aime à se définir. Il a reçu plusieurs prix et distinctions pour l’ensemble de sa carrière, dont un Django d’Or et un Grand Prix Charles Cros de la Musique  2013.

L’enseignement musical en Afrique reste une de ses priorités, parrain et initiateur du projet de l’Université Musicale Africaine – UMA, Ray Lema travaille à l’établissement d’une école panafricaine supérieure de Musique établie sur le continent.