Le Conseil consultatif scientifique auprès du Secrétaire général des Nations Unies

Courtes biographies des membres

Tanya Abrahamse, Afrique du Sud

  • Directrice générale de l’Institut national de la biodiversité

  • Membre de l’équipe de transition de Future Earth

Tanya Abrahamse est titulaire d’une licence de biologie de l’Université de Zambie, d’un master et d’un DIC en entomologie appliquée et en écologie des insectes de l’Université de Londres ainsi que d’un doctorat de l’Université de Westminster. Elle dispose d’une large expérience dans la gestion et la direction de politiques et de processus dans le domaine de l’environnement et du développement.

En 1994, elle a été nommée directrice générale du cabinet du président Mandela, où elle a joué un rôle clé pour le Programme de reconstruction et de développement. En 1997, elle a été nommée directrice générale adjointe du ministère de l'Environnement et du Tourisme, où elle était secrétaire d’État à l’utilisation des ressources, poste qui portait sur la gestion des ressources marines et côtières, la gestion de la biodiversité et du patrimoine ainsi que sur les activités touristiques. Entre 1994 et 2000, elle a représenté son pays à maintes reprises lors d’évènements internationaux. En sa qualité de directrice générale du Conseil des affaires touristiques d’Afrique du Sud (à partir de 2000), elle a participé aux réunions des principaux organismes de tourisme, assuré la gestion du Programme d'émancipation économique des Noirs et joué le rôle de conseillère pour l’élaboration de politiques en matière de partenariats public-privé.

En 2005, elle a reçu le prix « African Tourism Achiever Award », distinction qui récompense les grandes personnalités du tourisme africain. Elle a par la suite été proposée par son pays pour le poste de secrétaire générale de l’Organisation mondiale du tourisme. En 2007, elle a été nommée première directrice générale de l’Institut national sud-africain de la biodiversité (ou SANBI pour le sigle anglais), un organisme public responsable de la recherche, des politiques de financement, de la dissémination des connaissances et de l’information en matière de biodiversité qui gère également les jardins botaniques du pays.

Susan Avery, États-Unis

  • Directrice et présidente de l’Institut océanographique de Woods Hole, Massachusetts

Susan K. Avery a été la première femme à devenir directrice et présidente de l’Institut océanographique de Woods Hole. Elle a derrière elle une longue expérience dans la direction d’institutions scientifiques. Au sein de l’Université du Colorado (Boulder), elle a assumé divers postes à titre intérimaire, dont celui de vice-recteur en charge de la recherche, de doyen du programme d'études des deuxième et troisième cycles ainsi que de pro-vice-recteur et de vice-recteur en charge des affaires universitaires. Entre 1994 et 2004, elle a été la première femme et première ingénieure à occuper le poste de directrice de l’Institut coopératif de recherche en sciences environnementales (CIRES pour le sigle anglais).

Mme Avery est membre de l'Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens et de la Société américaine de météorologie, dont elle a également été présidente. Par ailleurs, elle est membre du comité consultatif du Laboratoire de propulsion à réaction de la NASA et ancienne présidente du conseil d’administration de la Corporation universitaire pour la recherche atmosphérique.

Elle a également siégé au sein de nombreux comités consultatifs, commissions et conseils pour le compte de la Fondation nationale pour la science, le Conseil national de la recherche, l’Administration nationale des études océaniques et atmosphériques et le Centre national pour la recherche atmosphérique des États-Unis. Mme Avery est titulaire d’une licence de physique de l’Université d’État du Michigan (1972), d’un master de physique de l’Université de l’Illinois (1974) et d’un doctorat en sciences de l’atmosphère de l’Université de l’Illinois (1978).

Sir Hilary McDonald Beckles, Barbade

  • Président du Campus de Cave Hill de l’Université des Indes occidentales

Sir Hilary McDonald Beckles est pro-vice-recteur de l’Université des Indes occidentales (UWI pour le sigle anglais) et président du campus de Cave Hill de l’UWI. Il a fait ses études au Royaume-Uni et est titulaire d’une licence d’histoire économique (avec mention) de l’Université de Hull (1976) et d’un doctorat de la même université (1980). Dans le cadre de ses fonctions au sein du campus de Cave Hill, il a été amené à occuper le poste de responsable du Département d’histoire et de doyen de la Faculté des sciences humaines.

Historien de renommée internationale, il est membre du comité de rédaction de diverses revues à caractère scientifique, telles que le Journal of Caribbean History, et correspondant étranger du Journal of American History. Il a été membre de la commission culturelle du Prince Claus des Pays-Bas. Par ailleurs, il est président du conseil d’administration de la maison d’édition universitaire « University of the West Indies Press ». Il est membre du comité scientifique international de la « Route de l’esclave », un projet de l’UNESCO pour lequel il est également consultant principal pour les supports du programme scolaire. Il est également consultant pour le programme des « Villes pour la paix » de l’UNESCO et conseiller pour le Rapport mondial sur la culture de l’ONU.

En 2001, il a dirigé la délégation nationale de son pays lors de la Conférence de Durban contre le racisme (Afrique du Sud) organisée par l’ONU. Ces dernières années, il a prononcé plusieurs conférences sur les difficultés qui se posent dans la réflexion et la planification au sein de l’enseignement supérieur dans les Caraïbes. Il est co-auteur de l’ouvrage The Brain Train: Quality Higher éducation and Caribbean Development (2002). Il a également présidé le groupe de travail de l’Université des Indes occidentales sur la « Mondialisation et la libéralisation de l'enseignement supérieur ».

Joji Cariño, Philippines

  • Directrice du programme Forest Peoples

Joji Cariño a commencé sa carrière en militant pour les droits des peuples autochtones et en examinant les problèmes que rencontrent les populations en question dans son pays natal, les Philippines. Son travail s’est essentiellement porté sur les projets de barrage dans la région de la cordillère. Pendant plus de 25 ans, elle a milité et lutté activement pour faire respecter les droits de l’Homme de ces peuples autochtones à l’échelle communautaire, nationale et internationale.

Elle a été secrétaire exécutive de l’Alliance internationale des peuples autochtones et tribaux des forêts tropicales et a siégé en tant que commissaire à la Commission mondiale des barrages, organisme qui a réalisé une étude mondiale sur l’efficacité des barrages pour le développement. Elle est conseillère en matière de politiques et coordinatrice du bureau européen de la Fondation Tebtebba (Centre international des peuples autochtones pour la recherche politique et l'éducation) ainsi que directrice du programme Forest Peoples.

Rosie Cooney, Australie
  • Présidente du Groupe spécialisé UICN dans l’utilisation et les moyens d’existence durables (SULi)

Universitaire et praticienne, Rosie Cooney est spécialisée dans la gestion et la gouvernance en matière de biodiversité. Son travail porte essentiellement sur les politiques nationales et internationales promouvant l’utilisation durable et la gestion des ressources naturelles et leur interdépendance avec les sociétés humaines.

Présidente du Groupe d’experts sur l’utilisation des ressources et les moyens d’existence durables (SULi) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), elle est en outre membre du comité directeur de la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CPEES) et de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. Elle est titulaire d’un diplôme avec mention en zoologie et en droit de l’Université nationale australienne, d’un doctorat de zoologie de l’Université de Cambridge et travaille pour diverses grandes organisations environnementales internationales depuis plus d’une dizaine d’années.

En sa qualité de consultante, elle conseille divers gouvernements à l’échelle nationale et internationale, ainsi que diverses ONG et grandes entreprises. Parallèlement, elle exerce une activité d'enseignante-chercheuse à l’Institut d’études environnementales de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud. Sa dernière publication (cosignée) en date est intitulée Conservation in a Crowded World (publiée chez UNSW Press).


© UNESCO

Abdallah S. Daar, Oman

  • Professeur de la santé publique et de chirurgie, Université de Toronto

  • Directeur de Grands défis, Canada

Abdallah Daar est professeur de sciences de la santé publique à l’École de santé publique Dalla Lana et à la Faculté de chirurgie de l’Université de Toronto. Il est diplômé de l’Université d’Oxford et membre de la Royal society, du Collège royal de médecine de Londres ainsi que des collèges royaux des chirurgiens du Royaume-Uni et du Canada. Il est directeur de recherches au sein du Réseau universitaire de la santé/Institut général de recherche de Toronto et est responsable des questions relatives à l’éthique et à la commercialisation au Centre Sandra Rotman. Par ailleurs, il est membre du conseil d'administration, directeur scientifique et éthique et président du comité consultatif de Grands défis Canada.

Il a été le premier président de l’Alliance mondiale contre les maladies chroniques (2009-2011) et préside le comité consultatif de l’Institut international pour la santé mondiale de l’Université des Nations Unies. Il est en outre membre du conseil d'administration de Genome Canada. Sa carrière universitaire lui a permis d’explorer des thèmes aussi divers que les sciences biomédicales, la greffe d’organe, la chirurgie, la santé mondiale et la bioéthique.

Il a travaillé comme conseiller ou consultant à différents titres auprès de l'ONU, de l'Organisation mondiale de la santé et de l'UNESCO et a fait partie d’un groupe de haut niveau sur les biotechnologies modernes de l’Union africaine. Il est membre de plusieurs académies des sciences ainsi que du Comité international de bioéthique de l’UNESCO. Pendant des années, il a également siégé au comité d’éthique de l’Organisation du génome humain. Ses recherches portent essentiellement sur le recours aux sciences de la vie pour combler les inégalités en matière de santé mondiale et encouragent notamment à renforcer les capacités scientifiques et la force d’innovation des pays en voie de développement. Il a publié plus de 360 articles dans diverses revues à caractère scientifique pratiquant l'examen collégial et six livres, dont The Grandest Challenge – Taking Life-saving Science From Lab to Village, son dernier ouvrage en date. Il rédige actuellement son septième livre, intitulé Garment of Destiny.

Gebisa Ejeta, Ethiopie

  • Professeur distingué en agronomie à l'Université Purdue aux États-Unis

  • Lauréat du Prix mondial de l'alimentation 2009

  • Émissaire scientifique du président Obama

Gebisa Ejeta est professeur distingué en agronomie de l’Université Purdue. Il s’est spécialisé dans la culture sélective des plantes, la phytogénétique et l’agriculture internationale. Il occupe actuellement le poste de directeur exécutif du Centre pour la sécurité alimentaire mondiale de l’Université Purdue. Ses recherches portent essentiellement sur l’amélioration génétique du sorgho dans le but de renforcer sa résistance aux nuisibles, aux maladies et aux agressions environnementales tout en stimulant la productivité et les qualités nutritives des plantes en question.

Par ses recherches comme par son travail de renforcement des capacités humaines et institutionnelles, il a contribué au bien-être des populations des pays en voie de développement. Gebisa Ejeta a travaillé pour le compte du gouvernement des États-Unis et d’autres agences au titre de conseiller. Il a été nommé émissaire scientifique des États-Unis pour l'Afrique, conseiller spécial du directeur d’US AID avant d’être affecté par le président Obama au Conseil international pour l’alimentation et le développement agricole (BIFAD) en 2011. Auparavant, M. Ejeta avait déjà travaillé en tant que conseiller auprès de la Fondation Rockefeller, de la Fondation Gates, d’US AID, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du GCRAI et du bien d’autres organisations nationales et régionales africaines.

À l’heure actuelle, il est membre du conseil de l’Association Sasakawa pour l'Afrique, du Conseil de Chicago pour les affaires internationales, du Consortium du GCRAI et du Conseil pour l'agriculture et les ressources naturelles (BANR pour le sigle anglais) de l’Académie des sciences des États-Unis. En outre, il est membre de l’Association américaine pour l'avancement des sciences, de la Société américaine d'agronomie, de la société américaine Crop Science Society of America. En 2009, il a reçu le Prix mondial de l'alimentation.

Vladimir Fortov, Fédération de Russie

  • Président de l’Académie russe des sciences

Vladimir E. Fortov est un scientifique de renom spécialisé dans le domaine de la physique des plasmas et de l’espace, des ultrahautes pressions et températures, de la physique et chimie des grands chocs et des ondes de détonation et des énergies pulsées.

Il a dirigé le Département des sciences de l’énergie, des machines, de la mécanique et des systèmes de contrôle de l'Académie russe des sciences ainsi que l’Institut des hautes températures de celui-ci. Avec son Institut, Vladimir Fortov a participé au projet spatial international VEGA pour le survol de la comète Halley, qui réunissait des chercheurs russes, français, allemands et hongrois.

Il a reçu de nombreuses récompenses, entre autres le Prix international L.P. Karpinski de physique et de chimie, le Prix international Bridgeman, qui récompense les découvertes dans le milieu de la physique des hautes pressions, ainsi que le Prix international de la physique Max Planck. Il est par ailleurs membre de l’Académie européenne des sciences, des arts et des lettres et de la Société Max Planck. Il a été ministre des Sciences et des Technologies et vice-premier-ministre de Russie entre 1996 et 1998.

Fabiola Gianotti, Italie

  • Chercheuse en physique, CERN

Fabiola Gianotti est titulaire d’un doctorat en physique subnucléaire de l’Université de Milan (Italie) et occupe désormais un poste de chercheuse permanente en physique au CERN. Elle est par ailleurs professeure honoris causa de l’Université d’Édimbourg et titulaire d’un doctorat honoris causa de l’Université d’Uppsala (Suède) et de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Elle est membre de l’Académie nationale des Lynx italienne. De mars 2009 à février 2013, elle a occupé la charge (élue) de coordinatrice (« porte-parole ») de l’expérience ATLAS au grand collisionneur de hadrons du CERN (la collaboration sur le projet ATLAS comprend près de 3 000 physiciens de 38 pays).

Le 4 juillet 2012, lors d’un séminaire du CERN, elle a annoncé aux côtés du porte-parole de l’expérience du solénoïde compact à muons qu’une nouvelle particule venait enfin d’être découverte : le boson de Higgs. Fabiola Gianotti est ou a été membre de divers organismes internationaux, dont le Centre national de la recherche scientifique français (CNRS), le Comité consultatif pour la physique du Fermilab aux États-Unis, du conseil de la Société européenne de physique et du conseil scientifique du laboratoire DESY (Hambourg, Allemagne). Elle a été faite Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne par le président italien Giorgio Napolitano et est lauréate du Prix de physique fondamentale de la Fondation Milner, du Prix Enrico Fermi de la Société italienne de physique et de la Médaille d’honneur de l’Institut Niels Bohr de Copenhague. En 2012, elle a été classée parmi les finalistes du concours de la Personnalité de l'année du Time Magazine.

Ke Gong, Chine

  • Président de l'Université Nankai

Gong Ke est titulaire d’une licence de l’Institut technologique de Pékin et d’un doctorat en sciences techniques de l’Université de Graz (Autriche). Il a été élu président de l’Université Nankai en 2011.

Il est devenu professeur titulaire de cette même université en 1994 et a dirigé le Département de génie électronique ainsi que le Centre de recherches en technologies aérospatiales de Tsinghua avant de devenir vice-président de l’Université Tsinghua en 1999. Il a été directeur du Laboratoire national des sciences et technologies de l’information de Tsinghua. Par ailleurs, il a occupé le poste de président de l’Université de Tianjin entre 2006 et 2011. En 2002, il a reçu la prestigieuse bourse de recherche de l’Académie russe des sciences spatiales.

Depuis 2009, il est vice-président de la Fédération mondiale des organisations d'ingénieurs (FMOI) et préside sa commission Information et Communication. Il est actuellement vice-président de l’Institut chinois de l’électronique, vice-président de l’Institut chinois des communications et membre du comité permanent de l’Association chinoise pour la science et la technologie. Ses recherches portent sur les télécommunications sans fil, la radiodiffusion de la télévision numérique ainsi que les politiques de recherche et développement dans l’enseignement supérieur.

Jörg Hinrich Hacker, Allemagne

  • Président de l’Académie allemande des sciences Leopoldina

Jörg Hinrich Hacker est président de l’Académie allemande des sciences Leopoldina. Il a été vice-président de l’agence responsable du financement de la recherche en Allemagne, la Deutsche Forschungsgemeinschaft, et de l’Institut Robert Koch de Berlin. Il a par ailleurs dirigé l’Institut de biologie moléculaire infectieuse de l’Université de Würzburg.

Ses recherches portent essentiellement sur l’analyse moléculaire des bactéries infectieuses et sur les interactions hôtes-agents pathogènes. Jörg Hinrich Hacker a coordonné de nombreux projets de recherche collaborative à l’échelle internationale et est membre d’une multitude d’académies, de sociétés scientifiques et de conseils d’administration nationaux et internationaux. Il siège au conseil scientifique de l’Institut Pasteur (France), représente l’Allemagne au Conseil interacadémique et est membre de la Commission d'éthique sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la chancelière allemande. M. Hacker est en outre président du conseil d’administration de l’Association allemande des journalistes scientifiques.

Il a reçu de nombreux prix et récompenses, dont le Prix Gay Lussac-Humboldt et la croix fédérale du Mérite de la République fédérale d’Allemagne.

Maria Ivanova, Bulgarie

  • Codirectrice du Centre pour la gouvernance et le développement durable, McCormack Graduate School de l’Université du Massachusetts, États-Unis

Maria Ivanova est chercheuse en relations internationales et en politique environnementale. Elle s’est spécialisée dans les thèmes de la gouvernance et du développement durable. Ses recherches et son travail en matière de politiques portent essentiellement sur la gouvernance environnementale à l’échelle mondiale et sur le rôle des institutions environnementales internationales. Parmi ses objets d’étude, on compte notamment la question du financement des activités écologiques, la politique étrangère des États-Unis en matière d’environnement et le développement durable au sein des campus et des organisations.

Tout au long de sa carrière, elle a cherché à combler le fossé entre le monde de la recherche et de la politique en se démarquant à la fois dans l’enseignement par son excellence et dans le leadership politique. Son travail de recherche, reconnu pour la rigueur analytique et l’originalité de ses propositions, a été bénéfique pour les négociations internationales sur la réforme du système de l’ONU au regard des questions environnementales. Maria Ivanova a collaboré étroitement avec divers gouvernements nationaux et institutions de l’ONU, dont la position politique en matière de gouvernance environnementale internationale a profité de son éclairage scientifique. Mme Ivanova était l’auteure principale chargée de la coordination du Rapport sur l'avenir de l'environnement mondial (GEO-5), l’étude phare de l’ONU sur l’environnement (2012).

Elle est également l’auteure de nombreuses publications et a produit trois courts documentaires sur la gouvernance environnementale mondiale. Par ailleurs, elle est directrice de la rédaction de la série Governance and Sustainability Issue Brief Series et siège au comité de rédaction de la revue Global Environmental Politics. Elle dirige également un projet de la Fondation nationale pour la science américaine sur les zones et communautés côtières aux côtés de Robyn Hannigan, doyen de l’École des hautes études sur l’environnement. Celui-ci vise à former les doctorants à la résolution de problèmes environnementaux et à traiter des interdépendances complexes qui existent entre la nature et les systèmes humains dans les zones urbaines ou en voie d’urbanisation des côtes de la baie du Massachusetts et de la corne de l’Afrique. Mme Ivanova est titulaire d’un doctorat (avec mention) et de deux masters de l’Université de Yale, l’un en Relations internationales, l’autre en Gestion de l'environnement.

Eugenia Kalnay, Argentine

  • Professeure en sciences atmosphériques et océaniques à l’Université du Maryland, États-Unis

Eugenia Kalnay est professeure en sciences atmosphériques et océaniques à l’Université du Maryland (UMD). Elle est spécialisée dans les domaines de la prévisibilité, de la prévision d'ensembles, de la prévision numérique du temps, de l’assimilation des données, de la modélisation couplée océan-atmosphère et du réchauffement climatique.

Elle est membre de l’Académie nationale d'ingénierie des États-Unis, de l’Union américaine de géophysique (AGU pour le sigle anglais), de l’Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS pour le sigle anglais) et de la Société américaine de météorologie (AMS pour le sigle anglais). En 2009, elle a reçu le prestigieux Prix IMO de l’Organisation météorologique mondiale. Son travail sur les effets de l’utilisation des terres sur le réchauffement climatique a été classé parmi les 100 découvertes scientifiques les plus importantes de l’année 2010 par la revue Discovery Magazine. Son article précurseur sur la réanalyse est par ailleurs la publication la plus citée dans les ouvrages de géosciences toutes disciplines confondues.

Avant son arrivée à l'UMD, elle était responsable de section au centre Goddard de la NASA avant de passer dix ans à la tête du Centre de modélisation environnementale du Service météorologique des États-Unis. Dans le cadre de ce poste, elle a grandement enrichi le savoir-faire du Centre en matière de modélisation des prévisions.

Eva Kondorosi, Hongrie

  • Professeure de l'Académie des sciences de Hongrie;

  • Directrice à l’Institut des sciences du végétal du CNRS (France)

Eva Kondorosi est titulaire d’un diplôme de biologie et d’un doctorat en génétique de l’Université L. Eötvös de Budapest. Après ses études, elle a occupé un poste de chercheuse postdoc à l’Institut Max Planck pour la recherche en amélioration des plantes puis de chercheuse invitée à l'Université du Sussex, à Harvard et à Cornell. Elle a cofondé l’Institut BAYGEN (2007-2012), qui est désormais intégré au Centre de recherche biologique de l'Académie des sciences de Szeged, où elle dirige l’unité de symbiose et de génomique fonctionnelle.

Elle est cofondatrice de l’Institut des sciences du végétal du CNRS (France), dont elle a été l’un des premiers directeurs de recherche et responsables de groupe. Elle a reçu plusieurs prix en récompense de ses découvertes inédites, dont le Prix Széchenyi et le prix de l’IS-MPMI en 2012. Ses recherches portent actuellement sur le double usage des stratégies utilisées naturellement par les plantes dans l’agriculture et la santé publique.

Elle est membre et membre correspondante de plusieurs académies, dont l’Académie nationale des sciences (États-Unis) et l’Academia Europaea. Elle est membre du conseil scientifique du Conseil européen de la recherche et de l’Organisation européenne de biologie moléculaire. Eva Kondorosi siège en outre au conseil d'administration de la Société internationale des interactions moléculaires plantes-microbes (IS-MPMI). Elle a contribué à lancer le programme « Les femmes et la science » de l’UNESCO et a été membre du jury international du Prix L'Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science ».

Reiko Kuroda, Japon

  • Professeure à l’Institut de recherche pour la science et les technologies de l’Université de Tokyo

Reiko Kuroda est titulaire d’un master et d’un doctorat en chimie de l’École des hautes études de l’Université de Tokyo. Elle a travaillé au sein du Département de chimie puis de celui de biophysique de King’s College (Londres) avant de décrocher un poste permanent à l’Institut pour la recherche contre le cancer du Royaume-Uni. Elle est ensuite retournée au Japon pour occuper un poste de professeure associée puis de professeure titulaire au Département des sciences de la vie de l’École des hautes études des arts et des sciences à l’Université of Tokyo. Ce n’est que plus tard qu’elle a occupé sa fonction actuelle à l’Université des sciences de Tokyo.

Mandatée par de nombreux gouvernements et organismes internationaux, elle a été membre du comité consultatif chargé de conseiller le premier ministre sur les questions de politique en lien avec les sciences et les technologies, le CSTP (2001-7), puis vice-présidente du Conseil international pour la science (CIUS) de 2008 à 2011, avant de rejoindre la Commission nationale japonaise pour l’UNESCO. Elle a reçu le titre de professeure honoris causa de la part de l’Université du Sichuan (Chengdu, Chine) et est titulaire d’un doctorat honoris causa de l’École polytechnique Chalmers (Suède). Elle est membre du Conseil scientifique du Japon et membre correspondante de l’Académie royale des sciences de Suède.

À l’heure actuelle, ses recherches portent essentiellement sur la chiralité, notion qu’elle applique à des domaines aussi divers que la chimie du solide, la cristallographie, la spectroscopie chiroptique, la biologie moléculaire et la biologie du développement. Au cours des dix dernières années, elle a dirigé les projets de recherche en chiromorphologie ERATO et SORST du laboratoire Kuroda sous la tutelle de la JST, l’Agence japonaise pour les sciences et la technologie. Elle est lauréate du Prix Saruhashi, du Prix Nissan pour la science, du Prix Yamazaki-Teiichi ainsi que du Prix l’Oréal-UNESCO 2013 « Pour les femmes et la science ».


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Dong-Pil Min, République du Corée

  • Professeur émérite de physique à l’Université nationale de Séoul;

  • Ambassadeur pour la coopération scientifique de la République du Corée

Dong-Pil Min est ancien président du Conseil coréen pour la recherche en sciences et technologies fondamentales (KRCF pour le sigle anglais), qui définit les orientations politiques des 13 organismes de recherche subventionnés par le gouvernement coréen et a fonction de conseil d’administration commun. En 2010, il a lancé un forum international réunissant les différents instituts de recherche en sciences et politiques scientifiques, le « Seoul Science & Technology Forum ». Celui-ci vise à fournir une plateforme de discussion pour permettre aux acteurs clés de débattre des défis mondiaux et de définir une coopération efficace pour les combattre. Ancien conseiller scientifique de Lee Myung Bak, l’un des candidats à la présidence en 2007, il a dirigé le groupe d’étude « Science and Business Belt Task Force » du 17e comité de transition présidentiel en 2008.

Auparavant, M. Min avait occupé plusieurs postes de direction, notamment celui de vice-président de la Société coréenne de physique, de président du conseil du Centre national d’information sur la recherche, de directeur général de la Fondation coréenne pour la recherche et, enfin, de président du Conseil coréen pour la recherche en sciences et technologies fondamentales (KRCF pour le sigle anglais). Il avait auparavant travaillé en tant que professeur de physique et d’astronomie à l’Université nationale de Séoul durant 28 ans. M. Min a reçu un doctorat de troisième cycle ainsi qu’un doctorat ès sciences en physique théorique de l’Université de Paris-Sud en 1976 et 1980 respectivement.

Carlos Nobre, Brésil

  • Secrétaire national au ministère des Sciences, des Technologies et de l’Innovation du Brésil

Carlos Nobre est l’un des plus célèbres chercheurs en climatologie du Brésil. Ancien directeur du Centre des sciences du système terrestre de l’Institut national de recherche spatiale (INPE) du Brésil, il a également été secrétaire exécutif du Réseau brésilien de recherche sur les changements climatiques (Rede CLIMA) et directeur scientifique de l’Institut national pour la recherche sur le réchauffement climatique.

Ses recherches portent essentiellement sur l’Amazonie et ses effets pour le système terrestre. Il a dirigé l'Expérience à grande échelle sur la biosphère-atmosphère en Amazonie (LBA pour le sigle anglais), une initiative de recherche internationale conçue pour obtenir les connaissances nécessaires pour comprendre le fonctionnement climatologique, écologique, biogéochimique et hydrologique de l’Amazonie, les effets de l’utilisation des terres sur ces différentes fonctions et l'interdépendance entre l’Amazonie et le système terrestre.

Il est par ailleurs membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Véritable figure dans son pays, il prône l’utilisation de nouvelles stratégies pour réduire la déforestation, notamment en mettant en lumière la valeur des produits forestiers, dont les pays en voie de développement, comme le Brésil et l’Inde, sont les pionniers. Il est actuellement secrétaire national en matière de politiques de recherche et développement au ministère des Sciences, des Technologies et de l’Innovation du Brésil.

Rajendra Kumar Pachauri, Inde

  • Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)

  • Directeur général du TERI (Inde)

Rajendra Kumar Pachauri est le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l’organisme scientifique intergouvernemental chargé de fournir des informations objectives sur le réchauffement climatique tant à l’attention des décideurs comme du public. Il a reçu un prix Nobel de la paix pour son travail.

Il est par ailleurs directeur général de l’Institut indien de l’énergie et des ressources indiennes (TERI pour le sigle anglais), un grand organisme de recherche indépendant chargé de diffuser les connaissances en matière d'énergie, d’environnement, de sylviculture, de biotechnologie et de préservation des ressources naturelles. Éminent chercheur dans le domaine environnemental, M. Pachauri est reconnu sur la scène internationale pour le travail qu’il fait pour renforcer et disséminer les connaissances sur le réchauffement climatique dû à l’activité humaine et jeter les bases des mesures nécessaires pour lutter contre ce phénomène. En juillet 2012, il a été nommé conseiller principal de l'Institut sur le climat et l'énergie de l'Université de Yale (YCEI) après avoir dirigé la création de l’Institut (juillet 2009 – juin 2012).

Rajendra Kumar Pachauri participe activement à plusieurs forums internationaux axés sur le thème du réchauffement climatique et sa dimension politique. Il a reçu la seconde plus haute distinction civile accordée par le gouvernement indien, le « Padma Vibhushan », en janvier 2008, qui lui a été décernée par le président de l’Inde. En 2006, il a été fait officier de la Légion d’honneur par le gouvernement français. Il a été décoré de l’ordre du Soleil levant par Sa Majesté Akihito, l’Empereur du Japon, commandeur de l’ordre de la Rose blanche de Finlande par le premier ministre finlandais, commandeur de l’ordre de Léopold II par le Roi des Belges et membre de l’ordre de l’Aigle aztèque par le président du Mexique en juin 2012.


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Shankar Sastry, États-Unis

  • Titulaire de la chaire Roy W. Carlson Doyen de l’Institut des sciences de l’ingénierie de l’Université de Californie de Berkeley

Shankar Sastry est titulaire d’une licence de l’Institut indien de technologie de Bombay et d’un master et d’un doctorat de l’Université de Californie de Berkeley. Après avoir été professeur adjoint à l’Institut de technologie du Massachusetts (1980-2) il est devenu professeur adjoint, professeur associé puis professeur titulaire à l’Université de Californie de Berkeley (à partir de 1983). Il a été chercheur invité à l’Université nationale australienne (Canberra), à l’Université de Rome, à l’École normale et à l’Université de Pise, au Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS) du CNRS à Toulouse, ainsi qu'à l’Institut national polytechnique de Grenoble (France). Il a en outre reçu la bourse de recherche Vinton Hayes pour son séjour au Centre des systèmes de commande intelligents à MIT.

Plus récemment, il s’est consacré à la cybersécurité et aux mesures de protection destinées aux infrastructures critiques et a contribué à mettre sur pied l’équipe de recherche en sécurité des systèmes TRUST (Team for Research in Ubiquitous Secure Technologies). Il a été élu à l’Académie nationale d'ingénierie des États-Unis en 2001 et à l’Académie américaine des arts et des sciences (AAAS pour le sigle anglais) en 2004. Il est membre du groupe consultatif du conseil du président en matière de sécurité et de technologies. Il a siégé au conseil scientifique de l’US Air Force Science entre 2003 et 2006 et préside le conseil d’administration de l’Institut international des sciences informatiques ICSI. Par ailleurs, il est membre du conseil de la Fédération des scientifiques américains et du consortium de recherche ESCHER.

Parmi les nombreuses récompenses qui lui ont été décernées, on compte la Médaille d’or du président de l’Inde, l’IBM Faculty Development Award, le Presidential Young Investigator Award de la NSF, le Prix Eckman de l’American Automatic Control Council, le Prix Ragazzini, qui récompensent les performances exceptionnelles dans le monde de l’enseignement et le Prix d’excellence de l’Institut indien de technologie attribué à un ancien étudiant.

Hayat Sindi, Arabie-Saoudite

  • Cofondatrice et directrice de « Diagnostics for All » ;

  • Fondatrice et présidente de l’Institute de l'Imagination el l'Ingéniosité

Hayat Sindi est fondatrice et présidente de l’Institute de l'Imagination et l'Ingniosité (i2institute) à Djeddah à l'Arabie saoudite. Elle a cofondé et dirige « Diagnostics for All », un institut à but non lucratif qui allie les découvertes en biotechnologies et en microfluidique pour créer des méthodes de diagnostic abordables, simples à utiliser et utilisables quel que soit l’environnement. Celles-ci sont destinées aux 60 pour cent de personnes dans les pays en voie de développement qui vivent trop loin des hôpitaux urbains et des infrastructures médicales pour pouvoir s’y faire soigner. Elle a décroché un diplôme de pharmacologie de King’s College (Royaume-Uni) en 1995 puis un doctorat en biotechnologie de l’Université de Cambridge en 2001.

Elle a inventé un appareil combinant les effets de la lumière et des ultrasons pouvant être utilisé dans le domaine des biotechnologies. Outre ses activités de recherche, elle a participé à bon nombre d’événements visant à sensibiliser les femmes à la science, notamment en Arabie saoudite et dans le monde arabe. Elle s’intéresse également au problème du brain drain (ou « fuite des cerveaux »).

En 2010, Hayat Sindi a remporté le Prix Mekkah Al Mukaram, qui récompense l’innovation scientifique et est décerné par Son Altesse le Prince Khalid Al-Faisal. En 2011, elle a reçu le titre d’Explorateur émergent de la National Geographic Society. En 2012, le magazine Newsweek l’a classée parmi les « 150 femmes qui font bouger le monde ». En 2012, elle est devenue ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO « en reconnaissance de son travail pour créer un écosystème d’entreprenariat et d’innovation sociale pour les scientifiques, les experts en technologie et les ingénieurs au Moyen Orient. De plus, ses efforts pour rapprocher la jeunesse des innovateurs et son dévouement aux idéaux de l’Organisation sont ainsi mis à l’honneur ».

Wole Soboyeyo, Nigeria

  • Président de l’Université africaine des sciences et de la technologie (AUST) de Garki

Wole Soboyejo est président de l’Université africaine des sciences et de la technologie de Garki au Nigeria. Il a été professeur de génie mécanique et aérospatial à l’Université de Princeton et est ancien directeur du programme de premier cycle à l'Institut pour la science et les technologies des matériaux (PRISM) de Princeton et de l’Institut américano-africain des matériaux (USAMI) de l’Université de Princeton. Il a décroché son doctorat en science des matériaux de l’Université de Cambridge en 1988 et a occupé un poste de chercheur au laboratoire de recherche McDonnel Douglass entre 1988 et 1992. Il a ensuite enseigné la science des matériaux à l’Université d’État de l’Ohio et à MIT avant de rejoindre la faculté de Princeton en 1999.

Wole Soboyejo est membre de la Société américaine de génie mécanique et de l’Académie des sciences du Nigeria. Ses recherches portent essentiellement sur les nanoparticules et les systèmes microélectroniques biomédicaux appliqués au dépistage et au traitement du cancer ainsi que sur les interactions cellules-surfaces des biomatériaux. M. Soboyejo préside actuellement l’Institut africain pour la renaissance de la science et de la technologie (ARIST) ainsi que de la Commission scientifique africaine. Il est lauréat de deux Prix National Young Investigator (l’un de la Fondation nationale pour la science américaine, l’autre du Bureau de la recherche navale) et du Prix Bradley Stoughton de l’ASM (Société américaine des métaux), qui est réservé aux jeunes enseignants en sciences des matériaux.

Laurence Tubiana, France

  • Fondatrice et directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) ;
  • Coprésidente du conseil de direction du Réseau des solutions pour le développement durable (RSDD)

Laurence Tubiana est fondatrice et directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) de Paris. Elle est professeure et directrice de la Chaire Développement durable de Sciences Po Paris. Elle est par ailleurs professeure invitée à l’École des affaires publiques et internationales de l’Université Columbia.

Depuis septembre 2012, elle copréside le conseil de direction du Réseau des solutions pour le développement durable (RSDD) ainsi que son groupe de travail sur les programmes de décarbonatation en profondeur. Elle préside en outre le conseil d’administration de l’Agence française de développement (AFD). En 2012, Laurence Tubiana a été nommée par le gouvernement français au comité de pilotage du débat national sur la transition énergétique. À ce titre, elle est chargée d’animer les débats sur l’énergie en France et de proposer des recommandations pour réduire la dépendance du pays à l’égard du nucléaire. Entre mai 2009 à mai 2010, elle s’est vu confier la mise en place de la nouvelle Direction des biens publics mondiaux du ministère des Affaires étrangères et européennes. De 1997 à 2002, elle a été conseillère pour l'environnement auprès du Premier ministre et a mené un certain nombre de négociations internationales en la matière. Auparavant, elle avait été membre du Conseil d’analyse économique, directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et représentante d’ONG européennes auprès de la Banque mondiale. Elle a par ailleurs présidé l’ONG française Solagral.

Laurence Tubiana est membre de plusieurs conseils scientifiques de grands instituts de recherche, tels que le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), le Conseil indien pour le développement durable et le Conseil chinois de coopération internationale en environnement et en développement. Fondatrice de la revue "Le courrier de la planète", elle a publié un grand nombre d’articles et d’ouvrages sur l’environnement, le développement et les enjeux internationaux. Depuis 2007, elle codirige la publication de "Regards sur la Terre: l'annuel du développement durable". Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, elle est titulaire d’un doctorat en sciences économiques.

Judi W. Wakhungu, Kenya

  • Professeure en ressources énergétiques

  • Secrétaire d’État à l’Environnement, à l’Eau et aux Ressources naturelles du Kenya

Judi W. Wakhungu a été directrice exécutive du réseau African Technology Studies Network avant de diriger l’Institut femmes en science et en ingénierie (WISE pour le sigle anglais) de l’Université d’État de Pennsylvanie. Elle a par ailleurs été professeure associée en sciences, technologies et sciences sociales. Ses recherches ont porté entre autres sur les politiques énergétiques et le développement, les technologies scientifiques et le développement ainsi que sur la relation entre les questions de genre dans les politiques en sciences et technologies.

Elle est titulaire d’une licence de géologie de l'Université de St. Lawrence de New York, d’un master de géologie pétrolière de l'Université Acadia de Nouvelle-Écosse (Canada) et d’un doctorat en gestion des ressources énergétiques de l'Université d’État de Pennsylvanie. Elle a occupé divers postes dans le secteur énergétique au sein de la fonction publique et de l’enseignement supérieur de son pays d’origine, le Kenya. Elle a été la première femme géologue à travailler au ministère de l’Énergie et du Développement régional. À ce titre, elle était chargée de forages à des fins géothermiques dans la Vallée du Rift au Kenya. Elle a également été la première géologue pétrolière à travailler pour la Compagnie nationale du pétrole du Kenya, ainsi que la première enseignante du Département de géologie de l'Université de Nairobi.

Nommée « experte désignée en énergie » à la Commission de la science et de la technique au service du développement des Nations Unies (au sein du groupe de travail sur le genre), elle a siégé dans de nombreux conseils et commissions, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Elle est actuellement secrétaire d’Etat à l’Environnement, à l’Eau et aux Ressources naturelles du Kenya.

Ada E. Yonath, Israël

  • Prix Nobel de chimie 2009

  • Directrice du Centre Kimmelman de l’Institut des sciences Weizmann

La cristallographe Ada E. Yonath est essentiellement connue pour ses recherches novatrices sur la structure du ribosome. Elle est actuellement directrice du Centre de structure biomoléculaire Helen and Milton A. Kimmelman de l’Institut des sciences Weizmann de Rehovot (Israël).

En 2009, elle a reçu le Prix Nobel de chimie aux côtés de Venkatraman Ramakrishnan et de Thomas A. Steitz pour son travail sur la structure et la fonction du ribosome. Ainsi, elle est devenue la première Israélienne à remporter le Prix Nobel parmi les dix lauréats israéliens, la première femme du Moyen-Orient à remporter un Prix Nobel scientifique et la première femme à remporter le Prix Nobel de chimie depuis 45 ans. En 2008, elle a été la première Israélienne à remporter le Prix l'Oréal-UNESCO « Pour les femmes et la science » pour ses travaux exceptionnels qui ont permis de comprendre comment les bactéries développent une résistance aux antibiotiques.

Elle a occupé des postes de postdoc à l'Université Carnegie Mellon (1969) et à MIT (1970) avant de diriger le DESY, le centre de recherches de l'Institut Max-Planck de Hambourg (Allemagne) entre 1986 et 2004, parallèlement à ses recherches à l'Institut Weizmann. Elle est membre de l’Académie nationale des sciences des États-Unis, de l'Académie allemande des sciences Leopoldina, de l'Académie américaine des arts et des sciences, de l'Académie israélienne des sciences et lettres, de l'Académie coréenne des sciences, de l’Académie européenne des sciences, des arts et des lettres et de l’Organisation européenne de biologie moléculaire.


© UNESCO

Abdul Hamid Zakri, Malaisie

  • Conseiller scientifique auprès du Premier ministre ;

  • Président de l'IPBES

Abdul Hamid Zakhri est titulaire d’un diplôme en agriculture de l’Université agricole de Malaya en Malaisie (1969), d’une licence de phytotechnie de l’Université d’État de Louisiane aux États-Unis (1972) et d’un master (1974) et d’un doctorat (1976) en phytotechnie (sélection des plantes) de l'Université d’État du Michigan aux États-Unis.

M. Zakri est conseiller scientifique auprès du Premier ministre de Malaisie. Au cours de sa carrière, il a occupé divers postes de cadre supérieur. Ainsi, il a été vice-recteur adjoint de l’Université Kebangsaan de Malaisie (1992-2000), directeur de l’Institut des hautes études de l’Université des Nations Unies au Japon (2001-2008) et président de l’organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT) de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies (1997-1999). Par ailleurs, il a coprésidé l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (2001 à 2005) et a été membre du Conseil interacadémique responsable d’évaluer les résultats du GIEC (2010).

En janvier 2013, il a été élu à la tête de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES pour le sigle anglais).

Ahmed Zewail, Égypte

  • Professeur de physique et chimie et directeur du Centre de biologie physique à l'Institut de technologie de Californie (États-Unis)
  • Prix Nobel de chimie en 1999

Ahmed Hassan Zewail est titulaire d’une licence et d’un master de l'Université d’Alexandrie, obtenus avant qu'il ne quitte l'Égypte pour les États-Unis, où il a terminé son doctorat à l'Université de Pennsylvanie.

En 1999, M. Zewail est devenu le premier Égyptien et Arabe à recevoir le Prix Nobel dans la catégorie science ou médecine. Il a dirigé le laboratoire de sciences moléculaires de la Fondation nationale pour la science américaine pendant dix ans et est actuellement à la tête du Centre de biologie physique de la Fondation Moore de Caltech (Institut de Technologie de Californie).

Il a reçu de nombreux prix et récompenses, dont le Prix Albert-Einstein, qui ont récompensé ses travaux pionniers dans un nouveau domaine, la femtoscience, son apport majeur à la disciple révolutionnaire qu’est la biologie physique ainsi que sa conception de nouvelles manières de mieux comprendre le comportement fonctionnel des systèmes biologiques en les visualisant directement dans les quatre dimensions de l’espace et du temps. En avril 2009, il a été nommé membre du Comité des conseillers scientifiques et techniques du président Barack Obama. En novembre de la même année, il est devenu le premier Émissaire scientifique des États-Unis au Moyen-Orient.