Gouvernance

Tous les pays ayant ratifié la Convention sont appelés « Parties » et forment collectivement la « Conférence des Parties ». Vingt-quatre représentants issus de toutes les régions du monde sont élus au sein d’un Comité exécutif appelé le « Comité intergouvernemental ». Ensemble, la Conférence des Parties et le Comité intergouvernemental sont les « organes directeurs » de la Convention. Ils se voient attribuer d’importants mandats ayant trait à l’évaluation et au suivi de la mise en œuvre de la Convention et agissent comme un forum politique sur le futur de la politique culturelle et de la coopération internationale. L’UNESCO assure le Secrétariat de la Convention et est chargée d’élaborer et de mettre en œuvre l’agenda des organes directeurs. L’une de leurs fonctions stratégiques consiste à recevoir et à étudier les rapports périodiques quadriennaux, soumis tous les quatre ans par les Parties, en vue d’évaluer les progrès accomplis et les résultats obtenus dans la mise en œuvre de la Convention, ainsi que de préparer et d’approuver les directives opérationnelles. Les organisations de la société civile, en leur qualité d’observateurs, peuvent jouer un rôle essentiel dans les débats qui façonnent les décisions prises par les organes directeurs.

En outre, l’une des fonctions statutaires du Secrétariat de la Convention consiste à suivre l’application de la Recommandation de 1980 relative à la condition de l’artiste. Reconnaissant le rôle central des artistes dans la création et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Convention de 2005 fournit un cadre pour l’application et le suivi de la Recommandation. À cet effet, le Secrétariat lance régulièrement des consultations mondiales avec les États membres et les ONG afin de collecter des informations et des données sur la façon dont ils ont appliqué la Recommandation de 1980 et d’identifier les défis persistants.