Nomination de l’équipe Nationale et Consultation Publique pour l’élaboration du 2ème Rapport Périodique Quadriennal du Burkina Faso

Quatre ans après la remise de son premier rapport périodique, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, M. Tahirou Barry, a procédé le 30 novembre 2016 à la nomination des membres de l’équipe nationale chargée de l’élaboration du deuxième rapport périodique quadriennal du pays sur la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005. Dans ce cadre, M. Barry a souligné que « le Burkina Faso a ratifié la Convention de 2005 une année à peine après son adoption, ce qui traduit tout l’intérêt et les espoirs que cette convention a suscité et continue de susciter pour le pays. »

Cette nomination a eu lieu en présence de la représentante du Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO à Dakar, dans le cadre du projet de coopération conjoint UNESCO-ASDI « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles ». Ce programme de renforcement des capacités prévoit d’appuyer 12 pays, dont 7 en Afrique, pour promouvoir la mise en œuvre effective de la Convention 2005.

L’équipe nationale est composé de 22 membres issues des administrations publiques, des organisations de la société civile, du milieu de la recherche scientifique et d’acteurs représentant différents domaines d’expertise pouvant impacter le secteur des industries culturelles. Il sera supervisé par le Dr.  Stanislas Bernile Meda et coordonné par M. Désiré Ouedraogo. Deux membres de la Banque d’expertise de la Convention de 2005, Francisco D’Almeida et Valeria Marcolin, les accompagneront dans le processus de rédaction du rapport.

Bien plus qu’une obligation statutaire, ce processus participatif représente une opportunité pour l’ensemble des parties prenantes de la culture du Burkina Faso d’établir ensemble un bilan de la mise en œuvre de la Convention dans les politiques publiques du pays. Il permettra aussi de réunir et organiser les informations utiles relatives aux défis à relever et aux innovations à introduire afin de promouvoir la diversité des expressions culturelles.

Le pays a déjà manifesté une claire volonté politique de renforcer davantage son action à travers, entre autres, la mise en œuvre en 2014 des Indicateurs UNESCO de la culture pour le développement. Les premiers résultats indiquent que plus de 170 000 individus – représentant 2,8% de la population active -, exercent une profession culturelle et que le potentiel économique du secteur est avéré. La richesse des expressions culturelles contemporaines au Burkina Faso peut devenir un véritable levier de développement ; il s’agit de continuer à accompagner son émergence et sa durabilité tout en veillant à développer les opportunités d’accès à la vie culturelle des individus, y compris des groupes les plus fragiles.

En tant que médiateurs chargés d’informer, de faire connaître et d’analyser les expressions culturelles, les journalistes sont des acteurs clefs de la vie culturelle. C’est pourquoi, dans le cadre de ce processus, un atelier de sensibilisation de la presse sur la Convention 2005 est organisé le vendredi 2 décembre 2016 à l’ABMARQ (Ouagadougou). Cet atelier abordera la portée, les objectifs et les principes directeurs de la Convention, en particulier en ceux qui concernent les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

« L’UNESCO souhaite réitérer son engagement et sa disponibilité à accompagner l’État du Burkina Faso dans ce processus de mise en œuvre de la Convention de 2005 et la défense de la liberté de création », a dit Maryam Kadia Sow, représentante du Bureau régional de l’UNESCO.