Promouvoir la culture pour le développement durable grâce à un dialogue plus approfondi au Burkina Faso

L'importance d'approfondir le dialogue pour garantir un processus participatif, transparent et informé dans la formulation des politiques culturelles a été considérée comme le principal moteur de la promotion de la diversité des expressions culturelles au Burkina Faso. Réunis à Bobo-Dioulasso les 24-26 Janvier 2017, vingt-deux experts ont passé trois jours dans un atelier de renforcement des capacités conçu pour suivre et renforcer la politique culturelle nationale.

Une approche hautement participative, associaient des représentants des autorités gouvernementales, de la société civile, des médias, et des professionnels de différentes filières culturelles, a donné lieu à un riche débat sur la manière de poursuivre les travaux de promotion de son secteur culturel qui emploie 2% de la population, et d'élaborer des stratégies de développement durable.

En vue de l'élaboration du deuxième Rapport périodique quadriennal sur la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité de l'expression culturelle, les experts se sont réunis au Centre UNESCO Catégorie II, le Centre Régional pour les Arts Vivants en Afrique pour discuter des progrès réalisés depuis la présentation du premier rapport en 2013. Ces discussions faisaient partie d'un projet financé par le gouvernement suédois intitulé « Améliorer les libertés fondamentales par la promotion de la diversité des expressions culturelles ».

De nombreuses voix fortes

Alors que le dialogue sur la politique culturelle au Burkina Faso est déjà bien établi, les participants ont proposé que celui-ci puisse être encore renforcé par la création d'un mécanisme de consultation permanent sur la Convention de 2005.

Le lien entre les médias et la diversité des contenus culturels a également été souligné. « Les médias jouent un rôle clef pour que des voix nouvelles et des formes de création diverses soient entendues et accessibles à tous » a indiqué la journaliste Mme Marguerite DOANIO. La prise en compte de la culture dans les nouvelles politiques d’information devraient permettre d’avancer en ce sens.

Le renforcement de la coopération interministérielle a également été mentionné comme priorité, en particulier pour renforcer les processus de suivi, d'évaluation et de révision des politiques culturelles, en coopération avec les acteurs de la société civile.

Un nouveau dynamisme

L'un des premiers pays à ratifier la Convention de 2005 pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, dès 2006, le Burkina Faso a progressivement établi un cadre juridique solide pour consolider ses industries créatives. Il a également profité pleinement des avantages de faire partie de cette plateforme internationale. Il a, par exemple, mis en œuvre les Indicateurs de la culture pour le développement de l'UNESCO et bénéficié du Fonds international pour la diversité culturelle, grâce à trois projets, dont le soutien au festival international de théâtre «Récréâtrales» réunissant quinze pays africains en 2010.

"Grâce à une mise en œuvre efficace de la Convention de 2005, le Burkina Faso a un grand potentiel pour donner un nouveau dynamisme à son secteur culturel de manière innovante et inclusive et favoriser le développement durable", a déclaré Désiré Ouedraogo, coordinateur de l'équipe nationale de préparation du deuxième Rapport périodique quadriennal du Burkina Faso. Ce rapport, actuellement en cours d’élaboration, mettra en évidence les défis rencontrés et proposera des mesures concrètes d'action pour assurer la mise en place de politiques pour le secteur culturel fondées sur les principes de la Convention de 2005.