Enfants sans frontières : une nouvelle façon de penser l’aide extérieure en éducation

Quand, heure locale: 
Vendredi, 16 Décembre 2016 -
12:00pm au 2:00pm
Où: 
France, PARIS
Type d’événement: 
Catégorie 7-Séminaire et atelier
Contact: 
iiep.events@iiep.unesco.org

Ce séminaire, co-organisé par l’IIPE et la Division de l’UNESCO pour le soutien de l’agenda Éducation 2030, s’appuie sur les résultats d’un projet de recherche mené à l’IIPE sur un territoire composé de neuf pays francophones d’Afrique de l’ouest et centrale. Le séminaire sera présenté par Paul Coustère, Directeur adjoint de l’IIPE, et par le Professeur Alain Mingat (Université de Bourgogne) qui partagera les résultats de la recherche. Jordan Naidoo, Directeur de la division pour le soutien et la coordination de l’agenda Éducation 2030, commentera ces résultats avant d'ouvrir le débat.

Les défis du développement, dans les domaines sociaux (éducation, santé, etc.) sont généralement identifiés par le biais des informations produites au niveau des pays. C’est en effet vers les structures nationales que l’assistance internationale est dirigée, et desquelles les ressources extérieures sont mises à disposition et dépensées. Étant donnée la nature actuelle des relations internationales et des processus nationaux de prise de décision au sein des gouvernements, force est de constater les raisons pragmatiques et institutionnelles pour ce type d’arrangements. En revanche, les relations bilatérales, associées aux insuffisances dans la coordination des donateurs peuvent donner l’impression que la communauté internationale ne parvient pas à traiter de manière équitable les pays.

On pourrait même faire valoir que se concentrer sur les données et les analyses produites au niveau des pays tend, en fait, à brouiller la véritable nature des enjeux relatifs au financement extérieur et ne fournit pas une base appropriée pour cibler l’assistance aux pays. Pire encore : ces œillères intellectuelles peuvent introduire un biais généralisé, violant le principe fondamental de donner à chaque enfant un poids égal dans l'élaboration du programme d'assistance mondial. Cela vaut tant pour le modèle d'assistance aux pays individuels que pour les actions menées au sein de chacun d'eux.

Pour ces raisons, il peut être utile d'étendre notre vision en considérant des territoires plus larges que les pays, en mettant l'accent sur les individus et leur statut personnel en matière d'éducation (y compris leur santé et état nutritionnel), quel que soit leur pays de résidence dans ces territoires.
Cela remettra l'universalité et l'égalité au premier plan du débat sur l'éducation et aux décisions relatives à l'assistance.