Forum régional « Le dialogue comme moyen pour la compréhension »

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Venus d’une autre partie de la Russie, deux jeunes garçons ayant rejoint Moscou dans l’espoir d’y trouver du travail et qui sont sans abri.
© Flickr / Make Trade Fair
Quand, heure locale: 
Mardi, 19 Novembre 2013 - 9:00am au Mercredi, 20 Novembre 2013 - 8:00pm
Où: 
Fédération de Russie, Moscow
Type d’événement: 
Catégorie 8-Colloque
Contact: 
Alla AMPAR, National Programme Officer for Social and Human Sciences, UNESCO Moscow Office, Tel.: (495) 637-29-62; 29-53; 28-75 ; e-mail : a.ampar@unesco.org

Se tenant trois jours après la Journée internationale de la tolérance, qu’il sera également l’occasion de célébrer, le forum organisé les 19 et 20 novembre 2013, à Moscou, posera la première pierre d’une Plateforme régionale pour un dialogue recherche-politiques engageant toutes les parties prenantes, y compris les médias, pour la promotion de la compréhension mutuelle dans les sociétés multiculturelles, à travers les politiques d’inclusion sociale.

Organisé par le bureau de l’UNESCO à Moscou en collaboration avec le Centre d’éducation internationale « Etnosfera » de la Chaire UNESCO de l’Institut d’éducation ouverte de Moscou, et avec le soutien et la participation de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), de la Direction de l’Éducation de la municipalité de Moscou et du Ministère russe de l’Éducation et de la Science, cet évènement sera entièrement consacré à l’édification de sociétés inclusives, en particulier pour les migrants et les groupes ethniques non-autochtones. Il portera une attention toute particulière à l’inclusion sociale des jeunes filles et des femmes migrantes.

Deux tables-rondes principales rythmeront les débats : la première traitera de l’inclusion sociale des enfants de migrants, tandis que la seconde explorera le rôle des journalistes et des médias en matière d’inclusion sociale.

La table-ronde consacrée aux enfants de migrants permettra ainsi de faire dialoguer ensemble des représentants d’institutions gouvernementales, de la communauté académique et de la société civile, parmi lesquels des décideurs politiques ; des journalistes ; des représentants d’établissements d’enseignement et de Chaires ou d’écoles associées à l’UNESCO ; des experts et des chercheurs des pays de la Communauté des États Indépendants (CEI) et d’Europe de l’Est ; ainsi que des représentants d‘organisations internationales et intergouvernementales, telles que l’UNESCO, l’UNICEF, l’UNHCR, l’OIM, la Banque mondiale et le Conseil européen.

Il y sera question des politiques d’inclusion sociale et des programmes éducatifs existants en faveur de l’inclusion des enfants de migrants, du cadre juridique et la pratique internationale en faveur de l’inclusion sociale par l’éducation, ainsi que l’appui méthodologique et scientifique susceptible d’être apporté par les chercheurs aux décideurs politiques dans ces domaines.

La table-ronde visant les journalistes, spécialisés ou non sur le sujet, sera, quant à elle, l’occasion de débattre du rôle et de la responsabilité des médias dans le développement et le suivi des politiques favorisant l’inclusion sociale de toutes les catégories de population, en particulier celle des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des migrants. Elle sera notamment l’occasion d’analyser les meilleures manières d’informer le public sur l’inclusion sociale comme moyen de promouvoir le dialogue interculturel et de partager les meilleurs expériences et défis dans ce domaine.

Outre une exposition de manuels et d’ouvrages méthodologiques sur les questions du dialogue interculturel, divers autres événements seront organisés, en parallèle de ce forum, pour marquer la Journée internationale de la tolérance 2013, parmi lesquels la cérémonie officielle de remise des prix d’un concours international de « Projets éducatifs sur l’intégration des migrants et des groupes ethniques ».

Le but de cette compétition était d’échanger des expériences et des pratiques innovantes sur l’adaptation et l’intégration culturelle, linguistique, sociale et psychologique des migrants entre Moscou et d’autres régions de la Fédération de Russie, ainsi qu’avec d’autres pays d’Europe de l’Est. De très nombreux professeurs, étudiants, ainsi que des établissements d’enseignement et des ONG de la Fédération de Russie et de la CEI avaient postulés.

Pour l’ensemble de la communauté internationale et tout particulièrement pour l’UNESCO, qui en a fait l’un des thèmes prioritaires de son programme pour la Gestion des transformations sociales (MOST) en 2012-2013, la construction de sociétés inclusives est un besoin et un engagement de longue durée.

Si la nécessité de l’inclusion sociale et de l’intégration sociale a toujours fait partie de la construction des sociétés, la rapidité du changement social, des transformations économiques, des migrations et d’autres déplacements majeurs de populations font que cette question n’a jamais été plus urgente qu’aujourd’hui. La création d’une société inclusive pour tous est maintenant reconnue comme une obligation morale et légale, obligation qui doit refléter des engagements à faire respecter les droits fondamentaux et les principes d’égalité et d’équité.

Il y a également d’autres raisons importantes de promouvoir l’inclusion et l’intégration sociale dans les pays de la CEI et d’Europe de l’Est, qui font face à des afflux importants de migrants. De profondes disparités, du fait de l’inégale distribution des richesses et/ou de différences entre les classes sociales, réduisent la mobilité sociale et, en fin de compte, ont un impact négatif sur la croissance, la productivité et le bien-être de la société en général.

La promotion de l’inclusion et de l’intégration sociale débouchera sur une société plus sûre, plus stable et plus juste pour les femmes et les hommes, ce qui est une condition essentielle à une croissance économique et un développement durable.