Session de grand plaidoyer contre l’exclusion des femmes par allégation de sorcellerie

Quand, heure locale: 
Jeudi, 2 Mars 2017 -
8:00am au 6:00pm
Où: 
Burkina Faso, Ouagadougou
Type d’événement: 
Réunion d'Etat membre ou d'Institutions
Contact: 
Marema Toure Thiam, m.toure-thiam@unesco.org

Une session de grand plaidoyer pour l’inclusion et la réhabilitation de femmes accusées de « sorcellerie » est prévue sur le nouveau site de Sakoula, en présence des autorités, des femmes et de toutes les parties prenantes, le 2 mars 2017.

Depuis 2013, l'UNESCO mène au Burkina Faso des actions visant à promouvoir une culture de la paix, et en particulier l'inclusion sociale et l'autonomisation de femmes et de jeunes issus des couches sociales les plus marginalisées. Les principaux bénéficiaires sont des femmes exclues pour accusation de « sorcellerie » accueillies dans les centres de Delwende, qui ont été transférés à Sakoula, et de Paspanga à Ouagadougou. Le projet repose sur une double action de plaidoyer : l’inclusion et la réhabilitation des victimes, et un soutien directe visant leur autonomisation.

Cette troisième session de Grand Plaidoyer intervient dans un contexte de déplacement des victimes sur le site de Sakoula qu’elles vivent comme un isolement et une nouvelle exclusion.

L'événement permettra de mobiliser les autorités étatiques au plus haut niveau, notamment le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (également président de la Commission nationale burkinabé pour l'UNESCO), le Ministère de la Justice et des Droits humains, et le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille. La session réunira également le Cardinal de Burkina Faso, des responsables des communautés musulmane et protestante, des leaders coutumiers parmi lesquels le représentant personnel du Moro-Naba, la coordinatrice résidente, des représentants des agences de l'ONU et de la société civile, et des notables reconnus.

Cette session fait partie de l'ensemble des actions phares retenues par une Plateforme citoyenne de lutte contre les violences basées sur le genre et l’exclusion sociale, notamment par accusation de sorcellerie, qui a également mis en place un groupe de veille et d’alerte capable de réagir sur tout nouveau cas posé.

Au Burkina Faso, ce type d’exclusion sociale repose sur la croyance selon laquelle certaines femmes vieillissantes, survivant à leurs proches ou jalouses de n’avoir eu une progéniture prospère, auraient le pouvoir de ravir la vie à de jeunes personnes. Les accusations de sorcellerie font souvent suite à un décès subit et jugé étrange. Ces prétendues « mangeuses d’âmes » sont bannies de leur communauté par la force et perdent tout droit d’assistance malgré leur vulnérabilité.

Le travail de l’UNESCO vise la réinsertion sociale et économique de ces victimes des croyances populaires.