À propos de nous

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Quoi 

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM, précédemment connu sous le nom de Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous) est un rapport annuel publié par l’UNESCO. Produit par une équipe indépendante à partir de données d’observation et faisant autorité, il a pour mission de rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation des cibles de l’éducation définies dans les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD). Le contenu du Rapport est élaboré par une équipe expérimentée, qui en assure aussi la qualité, sous la direction du Directeur du Rapport GEM.

Le Rapport GEM est une référence inédite, complète, analytique et qui fait autorité, qui permet d’examiner et de faire avancer le suivi et l’examen de l’éducation au niveau mondial. Grâce aux 12 éditions publiées depuis 2002, le Rapport a accumulé une solide expérience du suivi et de l'analyse des politiques, tout en acquérant une réputation internationale par son excellence, l’éventail des thèmes traités, qui vont des inégalités, des questions de genre, de l’enseignement et de l’apprentissage, jusqu’à l’apprentissage en situation de conflits, l'alphabétisation, l’éducation et la protection de la petite enfance. 

Pourquoi

Le mouvement en faveur d’un avenir durable pour la planète a défini une vision universelle ambitieuse pour le développement qui inclut un objectif et 10 cibles spécifiques pour l’éducation. Le Rapport suit les progrès accomplis et examine les politiques permettant efficacement d’atteindre ces cibles, tirant des faits observés des conclusions et des recommandations que les décideurs politiques et d'autres parties prenantes peuvent utiliser dans leur travail. Il représente au niveau mondial une ressource inestimable et un outil de plaidoyer, encourageant la mise en place d’un dialogue informé et sensibilisant la sphère publique au rôle central que joue l’éducation dans l’accomplissement du développement durable, ainsi qu’aux défis liés à l’assurance pour tous d’un apprentissage tout au long de la vie, équitable, inclusif et de qualité à l’horizon 2030. 

Comment

Le Rapport RMSE réunit les données et les faits disponibles les plus récents et commande des recherches auprès d’éminents experts du monde entier. Il fait l’objet d’un lancement dans plus de 50 pays, bénéficiant d’une couverture médiatique significative et d’une visibilité dans la presse spécialisée et les réseaux sociaux. La version intégrale du Rapport s’accompagne de nombreuses publications connexes et d’outils en ligne supplémentaires qui permettent aux différentes parties prenantes – enseignants, décideurs politiques, jeunes, organisations de la société civile et bailleurs de fonds – de profiter de ses recherches. Le Rapport GEM a aussi élaboré la Base de données mondiale sur les inégalités dans l’éducation (WIDE) pour attirer l'attention sur les inégalités extrêmement fortes qui existent en matière d'éducation entre les pays et entre les groupes au sein d’un même pays, dans le but d’informer l’élaboration des politiques et le débat public.

Qui

Le Rapport GEM a pour effet, au niveau national, régional et international, d’influencer les décideurs politiques de l’éducation et de la finance, ainsi que les planificateurs, les analystes politiques, les agences d’aide, les fondations, les organismes de l’ONU, les ONG, les enseignants, les experts, les chercheurs, les média et les étudiants. 

L'avenir

L’équipe chargée du Rapport GEM, qui avait pour mission de suivre l’éducation au niveau mondial dans le cadre des Objectifs de l’EPT et des Objectifs du Millénaire pour le développement, a vu ce mandat renouvelé dans le même sens dans le cadre des ODD. Forte de cette mission, l'équipe entreprend à partir de 2016 une nouvelle série de rapports mondiaux de suivi sur l’éducation. Ceux-ci analyseront des tendances mondiales de l’éducation et publieront des recommandations de politiques et de pratiques éducatives efficaces pour la prochaine décennie et au-delà. Selon un schéma bien établi et s’appuyant sur une vaste expérience cumulée, l'équipe chargée du Rapport GEM est en excellente position pour tenir la communauté internationale informée des progrès et des défis dans l'accomplissement des cibles et des priorités en matière d'éducation d'ici à 2030.

Le premier rapport de la série, dont le lancement est prévu à l’automne 2016, replacera le rôle de l’éducation au sein du programme de développement durable pour l’après-2015 et dessinera le cadre du suivi des cibles adoptées pour l'éducation au niveau mondial. Le Conseil consultatif du Rapport a déjà confirmé que le thème de l’édition 2017 porterait sur la question essentielle de la responsabilité.

Financement 

L'équipe du Rapport RMSE remercie toutes les entités qui ont récemment apporté leur concours financier, notamment les gouvernements de l'Australie, du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l'Allemagne, de l'Irlande, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni ; Hewlett, MasterCard et Open Society Foundations, l’UNICEF et l’UNESCO. 

Historique

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) a été lancé en 2016. Précédemment intitulé Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous, il est le principal instrument d’évaluation des progrès accomplis dans le monde dans la réalisation des six objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) adoptés lors du Forum mondial sur l’éducation de Dakar (2000).

Bien que de nombreux progrès aient été enregistrés sur les objectifs de l’EPT, ceux-ci n'ont pas été atteints à l’échéance de 2015. En septembre 2015, lors du Sommet sur le développement durable des Nations Unies, les États membres ont officiellement adopté à New York l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ce programme inclut notamment un nouvel objectif mondial pour l’éducation (ODD 4) afin de « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » – qui s’accompagne de sept cibles et de trois modalités de mise en œuvre. Cet objectif est le fruit d’un processus consultatif intense mené par les États membres, avec toutefois une large participation de la société civile, des enseignants, des syndicats, des agences bilatérales, des organisations régionales et internationales, du secteur privé, des instituts de recherche et des fondations.

Accompagnant le Cadre de développement durable, la Déclaration d’Incheon a été adoptée par près de 1 600 participants à l’occasion du Forum mondial sur l’éducation organisé en mai 2015 à Incheon, République de Corée. La Déclaration représente l'engagement ferme pris par les pays et la communauté éducative mondiale en faveur d’un agenda universel et unique pour l’éducation. Adopté en novembre 2015 par les représentants de près de 180 États membres à l’UNESCO, le Cadre d’action Éducation 2030 dessine dans les grandes lignes la façon dont les engagements mondiaux pour l’éducation se traduiront en politiques et en pratiques au niveau des pays, des régions et de la planète.

Questions fréquentes

Le rapport a pour objet d'informer et d’influencer les politiques nationales, régionales et internationales en faveur de l’éducation, notamment dans les domaines du financement et de l’aide, en proposant un examen qui fait autorité fondé sur l’observation des progrès, et une analyse équilibrée des défis les plus importants que rencontrent les pays et d'autres parties prenantes. La publication étudie avec soin les détails d'un programme ambitieux pour une réforme éducative. Les décideurs – ministres, décideurs politiques, parlementaires et planificateurs de l’éducation – constituent son premier public cible.

Tout aussi essentiel est le public moins restreint formé des groupes de la société civile, notamment des associations d'enseignants, des organisations non gouvernementales, des chercheurs universitaires, des réseaux de jeunes et des média. En enrichissant la compréhension des problèmes relatifs à l’éducation, le rapport sert de tremplin au débat, au partage des connaissances et au plaidoyer.

Le nouvel objectif mondial pour l’éducation n’émane pas d'un seul organisme des Nations Unies : il est en réalité le fruit d'un processus collectif de discussion, de débat, de consensus et de partenariat. À ce titre, le rapport ne représente pas la voix d'une organisation ou d’un groupe de pays, c’est un projet international qui suit l’action des gouvernements, des communautés, de la société civile, des bailleurs bilatéraux et des agences internationales vers l'objectif de l’éducation à l’horizon 2030.

Reflétant cet esprit de partenariat, le Conseil consultatif du Rapport GEM qui se réunit annuellement est composé de représentants de tous les publics visés et d’une diversité de régions du monde.

Le Rapport a été financé avec l’appui généreux de bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, notamment l’UNESCO, l’UNICEF, l'Australie, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni ; ainsi que par des fondations privées telles que Hewlett, MasterCard et les Open Society Foundations.

Une équipe internationale de chercheurs et d'analystes politiques basés au siège de l’UNESCO à Paris (France) s’appuie sur un large éventail d'expertise pour préparer le rapport. Elle fait la synthèse de la littérature spécialisée et commande des documents de référence auprès de chercheurs et d’instituts du monde entier.

Le Conseil consultatif du Rapport réunit des spécialistes et des praticiens de différentes régions et fournit des conseils sur le thème spécifique choisi pour chaque nouvelle édition du rapport.

Depuis 2005, des consultations en ligne ont été aussi organisées afin d’élargir la portée et le contenu de chaque rapport.

Les données émanent principalement de l'Institut de la statistique de l’UNESCO (ISU), qui fournit une large gamme de statistiques sur l’éducation, en particulier sur les effectifs, les enseignants, la progression de la scolarité, l'alphabétisation des adultes et les dépenses d'éducation. Basé à Montréal (Canada), l’ISU recueille les données administratives sur l'éducation auprès de plus de 190 gouvernements nationaux.

Le Rapport GEM compile aussi des données recueillies dans le cadre des enquêtes auprès des ménages (par ex. enquêtes démographiques et de santé, enquêtes par grappe à indicateurs multiples) ainsi qu'une multitude d'évaluations internationales, régionales et nationales sur les acquis de l’apprentissage.

Le Rapport GEM publie des statistiques de qualité incontestable, basées sur la Classification internationale type de l’éducation (CITE) et compilées de façon à assurer la comparabilité internationale entre les pays. Tous les pays n’utilisent cependant pas les mêmes systèmes de classification, d’où des divergences qui peuvent apparaître entre les statistiques nationales et celles qui sont publiées au niveau international par l’ISU.

Des différences peuvent aussi surgir entre les estimations démographiques nationales : pour calculer plusieurs indicateurs, l'Institut exploite les estimations de la Division de la population des Nations Unies. Celles-ci diffèrent parfois des statistiques démographiques publiées par les unités de la statistique des pays individuels.

Plus généralement, le processus d'assurance de la qualité se traduit par un décalage temporel entre la collecte (et souvent la publication) des statistiques par les gouvernements nationaux et leur validation par l’ISU, qui permet de les utiliser dans ce rapport et dans certains autres.

Le lancement au niveau mondial, régional et national, organisé tout au long de l'année dans toutes les régions du monde, suscite une forte couverture médiatique et un intérêt au niveau local. Mis à part ces événements, le lancement s’accompagne de plus en plus souvent de séminaires politiques destinés à faire participer les décideurs et les parlementaires à des débats sur les messages clés du Rapport et de ses recommandations. Les conclusions du rapport sont également partagées à l’occasion de réunions ministérielles, de conférences académiques internationales, de stages de formation à l’intention des praticiens de l’éducation et de séminaires auxquels participent les gouvernements, les bailleurs, les ONG, les chercheurs et les enseignants. Elles sont aussi diffusées dans les média et les réseaux sociaux.

Un résumé du Rapport est disponible dans les six langues de l’ONU (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, russe) ainsi que dans plusieurs autres (notamment bengali, bahasa indonésien, allemand, hindi, japonais, khmer, portugais, thaï et vietnamien). La version intégrale du rapport est aussi disponible dans les langues officielles de l’ONU. Toutes les versions, ainsi que les documents de référence et les données statistiques sont consultables sur ce site Internet.