L’Africanité globale : grande nouveauté du Volume IX de l'Histoire générale de l'Afrique

Sur invitation du Gouvernement angolais, le Comité scientifique international du Volume IX de l’Histoire générale de l’Afrique s’est réuni du 15 au 19 février 2016 à Luanda, en Angola, afin d’examiner et valider les premières séries de contributions reçues. Cette réunion, la première organisée sur le continent africain, sera déterminante pour la suite du processus d’écriture du Volume IX dont l’achèvement est prévu en 2017. Elle a permis de présenter le concept charnière du Volume IX : celui de « l’Africanité globale ». Cette innovation conceptuelle qui ambitionne de relire et de réécrire de manière articulée l’histoire de l’Afrique et celle de ses diasporas dans le monde, sera la grande nouveauté de ce volume.

Répondant aux attentes exprimées par les décideurs angolais dans leurs interventions, Edouard Matoko, Sous-Directeur général pour l’Afrique de l’UNESCO, a souligné l’urgente nécessité de rénover l’enseignement de l’histoire dans les pays africains en utilisant les contenus préparés par le projet de l’utilisation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique qui seront finalisés au cours de l’année de 2016 mais également les apports du Volume IX.  Rappelant la célèbre citation de Nelson Mandela selon laquelle « L'éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde. ». Il a ajouté que « L’Histoire générale de l’Afrique est certainement la première cartouche que, nous autres Africains, devons mettre dans cette arme pacifique de changement qu’est l’éducation. »

Apportant un soutien constant au projet depuis 2009, le gouvernement angolais a accordé une grande importance à cette rencontre et a offert d’excellentes conditions de travail au Comité. Le Vice-Président de la République, le Ministre de l’Éducation, la Ministre et le Secrétaire d’État aux Sciences et Technologies ont participé à la session d’ouverture et réaffirmé l’importance de l’Histoire générale de l’Afrique devant une assemblée composée de doyens de faculté, de professeurs, de chercheurs et d’étudiants angolais.

Lors de la clôture de la réunion, Maria Cândida Pereira Teixeira, Ministre des Sciences et Technologies de l’Angola, a expliqué que cette action de l’UNESCO contribuait à la fois à la construction de la culture de la paix que son pays soutient fortement à travers le projet de « Biennale de la culture de la paix », et au renforcement des  liens entre Africains vivant en Afrique et les peuples d'ascendance africaine dans le monde entier.

Le Comité a mis en place la méthodologie de validation des contributions et passé en revue une cinquantaine de textes. La réunion a également donné lieu à une séance d’échanges entre le Comité scientifique et les chercheurs angolais sur les enjeux intellectuels et politiques de l’écriture de ce dernier volume, notamment l’actualisation de la collection de l’Histoire générale de l’Afrique au regard des dernières découvertes scientifiques et les nouveaux défis rencontrés par l’Afrique et ses diasporas au tournant du IIIe millénaire.

En marge de ses sessions de travail, le Comité a pu visiter le Musée d’anthropologie de Luanda, le Mausolée dédié à Augustinho Neto et le Musée des forces armées, et ainsi  apprécier les efforts du gouvernement pour construire une mémoire collective retraçant la lutte pour l’émancipation du peuple angolais.

Cette réunion a bénéficié de la contribution en nature de la compagnie aérienne Royal Air Maroc.