L’Agence suédoise de coopération internationale au développement accorde 2,5 millions de dollars pour la promotion de la diversité des expressions culturelles

Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, et S.Exc. Madame Annika Markovic, Ambassadeur, Déléguée permanente du Royaume de Suède auprès de l’UNESCO, ont signé le 28 novembre 2014, au Siège de l’UNESCO, un Programme d’accord de coopération pour 2014-2017 qui inclut un projet de mise en œuvre de la Convention de 2005 pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles d’un montant de 2,5 millions de dollars des E.U.
Le projet, intitulé « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles », vise à renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans les pays en développement afin d’améliorer leurs systèmes de gouvernance pour la culture, grâce à des formations sur le suivi des politiques et la collecte de données, ainsi que sur la publication biennale de rapports mondiaux de suivi sur la mise en œuvre de la Convention de 2005.
Les gouvernements qui ont ratifié la Convention de 2005 ont l’obligation...

Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, et S.Exc. Madame Annika Markovic, Ambassadeur, Déléguée permanente du Royaume de Suède auprès de l’UNESCO, ont signé le 28 novembre 2014, au Siège de l’UNESCO, un Programme d’accord de coopération pour 2014-2017 qui inclut un projet de mise en œuvre de la Convention de 2005 pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles d’un montant de 2,5 millions de dollars des E.U.

Le projet, intitulé « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles », vise à renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans les pays en développement afin d’améliorer leurs systèmes de gouvernance pour la culture, grâce à des formations sur le suivi des politiques et la collecte de données, ainsi que sur la publication biennale de rapports mondiaux de suivi sur la mise en œuvre de la Convention de 2005.

Les gouvernements qui ont ratifié la Convention de 2005 ont l’obligation statutaire de collecter systématiquement des informations, des données, des statistiques et des exemples de meilleures pratiques dans leur pays relatives aux politiques en faveur de la promotion de la diversité des expressions culturelles, et également d’accroître la transparence en partageant et échangeant ces informations à travers leurs rapports périodiques quadriennaux.

Dans ce contexte, les activités réalisées impliqueront les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques. Ils pourront ainsi œuvrer conjointement à mieux mettre en valeur les politiques appliquées et les stratégies qui promeuvent les principes fondamentaux de la Convention de 2005, tels que la liberté d’expression, l’égalité des genres, l’ouverture aux autres cultures et expressions dans le monde et l’équilibre dans les échanges culturels. Les activités proposées inclueront différents types d’interventions, tels que : consultations avec les différentes parties prenantes et évaluation des besoins ; ateliers de formation nationaux sur la collecte des données, leur suivi et le développement d’indicateurs ; mentorat et encadrement d’équipes nationales pour la préparation des rapports périodiques quadriennaux, et création de plates-formes publiques de dialogue et discussion avec la société civile à ce sujet.

Dans un deuxième temps, le projet soutiendra la publication de deux rapports mondiaux biennaux (2015 et 2017) qui serviront d’outils pour évaluer la mise en œuvre de la Convention et faciliter l’échange d’informations et de connaissances au niveau international. Ces rapports s’inspireront aussi bien des rapports périodiques soumis par les Parties à la Convention que d’autres sources indépendantes, tels que des contributions d’origine académique ou en provenance de la société civile. Dans le cadre d’un exercice plus large pour promouvoir la transparence et l’élaboration participative des politiques, les rapports constitueront des instruments de référence et d’évaluation pour la communauté internationale en analysant les tendances mondiales actuelles, en identifiant les défis majeurs auxquels sont confrontés les Parties et en fournissant des exemples de bonnes pratiques dans la mise en œuvre de la Convention aux niveaux local, national, régional et également au niveau international.

Enfin, ce projet aidera à développer un système de partage des connaissances pour la collecte et la diffusion d’informations et bonnes pratiques, essentiel pour le suivi de la diversité des expressions culturelles.

La signature de cet accord représente un moment important de la coopération culturelle entre l’UNESCO et l’agence suédoise SIDA,  et marque un  engagement fort de la Suède vis-à-vis des objectifs de la Convention de 2005. La Suède, qui a ratifié la Convention de 2005 dès l’année 2006, a joué un rôle important dans la rédaction du Rapport mondial « Notre diversité créatrice » (1996), rôle qui s’est accru en 1998 lors de la Conférence de Stockholm sur les politiques culturelles pour le développement. Ces deux événements ont directement inspiré  la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2001) puis la Convention de 2005.

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