Après sa réussite au Baccalauréat, Moussa Ag reçoit les félicitations de l’UNESCO

05 Octobre 2016

Bamako 28 septembre 2016 – Moussa Ag, est l’un des bénéficiaires du projet UNESCO: « Appui à la réinsertion sociale des enfants victimes de la crise malienne ». Il a été reçu, le 27 septembre 2016, par le Chef du Bureau de l’UNESCO à Bamako, qui lui a félicité pour sa réussite au Baccalauréat, session 2016. 

Moussa a 19 ans, il est né à Kidal, une ville au Nord du Mali, qui encore aujourd’hui souffre des pires conséquences de la crise. Avant la rébellion, Moussa était un jeune comme les autres, plein de vie et de rêves. Le 9 janvier 2013, lors de la prise de sa région par les groupes extrémistes, tout a basculé dans sa vie. Son école a été fermée, en plus de la pression des rebelles : « Ils sont venus chez moi pour me convaincre à les rejoindre, ils ont utilisé mes anciens camarades de classe qui avaient déjà cédé à leur offre. Mais ce n’était pas cela mon objectif, car j’avais envie de continuer avec mes études. Le pire est arrivé lorsque mon père a été grièvement blessé par les rebelles, après avoir tenté une résistance à une attaque dans notre domicile. C’est en ce moment que nous avons décidé de quitter la ville », explique-t-il.

Dès son arrivée à Bamako, Moussa a pu rejoindre une école publique, mais pas sans difficultés. C’est donc à travers le programme de réinsertion sociale des enfants victimes de la crise malienne de l’UNESCO, mis en œuvre par l’ONG malienne TEMEDT et financé par la JUVENTUS, qu’il bénéficiera, ainsi que 64 autres jeunes victime de la crise du Nord, des cours d’alphabétisation, de rattrapage scolaire, de l’apprentissage technique, de l’appui psychosocial et des activités sportives et culturelles.   

Moussa s’est présenté à l’examen du baccalauréat, session 2016 et il se trouve parmi les jeunes admis. Il s’apprête à commencer ses études universitaires. Moussa est un passionné de la philosophie et lettres, ainsi que les sciences humaines et sociales. Il souhaiterait devenir socio-anthropologue pour soutenir d’autres enfants comme lui.

A la fin de son entretien, M. Eloundou lui a conseillé de rester ferme dans ses convictions et de se rappeler que la Paix se construit avec la sagesse, et non par les armes.