Un atelier conjoint valide l’examen par l’UNESCO des politiques d’éducation à Saint-Kitts-et-Nevis

Un atelier de deux jours pour étudier et valider un examen par l’UNESCO des politiques d’éducation s’est tenu à Saint-Kitts les 28 et 29 octobre.

L’atelier a été organisé conjointement par la Division pour les politiques et les systèmes d'apprentissage tout au long de la vie de l’UNESCO et le Ministère de l’éducation de Saint-Kitts-et-Nevis afin de valider l’examen par l’UNESCO des politiques d’éducation, et d’identifier des mesures politiques pertinentes pour éclairer l’élaboration du Plan du Ministère pour le secteur de l’éducation.

Les résultats préliminaires de l’étude ont été présentés par le Directeur de la Division pour les politiques et les systèmes d'apprentissage tout au long de la vie de l’UNESCO, M. David Atchoarena, et par la spécialiste de programme Mme Megumi Watanabe, qui a dirigé l’équipe internationale d’experts ayant mené l’examen en collaboration avec une équipe nationale. À la demande du gouvernement, l’examen a couvert quatre domaines politiques : 1) les politiques relatives au personnel universitaire ; 2) les programmes scolaires ; 3) les environnements d’enseignement et d’apprentissage aux niveaux primaire et du premier cycle du secondaire ; et 4) la gouvernance, la planification et la gestion, le financement et les politiques de suivi et d’évaluation. Le choix de ces domaines politiques est conforme à l’importance renouvelée que l’agenda international pour l’éducation 2030 accorde à la qualité et à l’équité.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’éducation, M. Shawn Richards, a indiqué que le Ministère de l’éducation avait collaboré étroitement avec l’UNESCO afin d’acquérir l’expertise technique nécessaire pour mener un examen des politiques externe qui guidera l’élaboration d’une stratégie à moyen terme pour le secteur de l’éducation. Il a précisé que cette collaboration devrait permettre d’améliorer la planification stratégique dans la Fédération de Saint-Kitts-et-Nevis, en ajoutant : « Grâce à une planification efficace, le Ministère de l’éducation sera également en mesure d’apporter une contribution significative aux objectifs de développement durable nationaux ainsi qu’aux engagements mondiaux en faveur de l’éducation auxquels Saint-Kitts-et-Nevis adhère ».

M. Atchoarena a indiqué que le système éducatif du pays s’était considérablement amélioré au cours des dernières décennies. « Pourtant, à un moment crucial à la fois pour le développement économique et social, le système a besoin de réformes. Le pays doit sérieusement s’interroger sur le type de processus d’enseignement et d’apprentissage qui pourrait répondre à ses besoins de développement et mettre en adéquation ses éléments clés, à savoir les enseignants et les programmes, et cette vision renouvelée de l’apprentissage. Pour ce faire, Saint-Kitts-et-Nevis devra faire face également à la nécessité de moderniser son administration éducative », a-t-il déclaré.

Le Dr Neva Pemberton, planificatrice de l’éducation et coordinatrice nationale de l’examen des politiques par l’UNESCO, a déclaré : « Depuis 2009, l’offre éducative dans la Fédération a été guidée par les priorités et les stratégies politiques définies dans le Livre blanc sur le développement et les politiques de l’éducation ».

« Bien que la mise en œuvre du plan ait contribué à améliorer la qualité du système, en particulier au niveau de l’éducation de la petite enfance, et conduit à des investissements massifs dans la formation technique et professionnelle, par exemple, il s’est révélé difficile à exécuter de manière intégrale ».

La Division pour les politiques et les systèmes d'apprentissage tout au long de la vie de l’UNESCO encourage les États membres à réaliser des examens des politiques de l’éducation dans le cadre de l’exercice biennal en cours. Ces examens constituent une évaluation internationale indépendante des forces et des faiblesses du développement du système éducatif d’un pays, et fournissent un ensemble de recommandations politiques soigneusement élaborées sur la base des expériences internationales fructueuses. Outre Saint-Kitts-et-Nevis, l’UNESCO a conduit ces examens en Albanie, au Guatemala, en Malaisie, au Pérou, en Thaïlande (en collaboration avec l’OCDE) et en Zambie, et prévoit de les étendre à d’autres pays durant le prochain exercice biennal.