Le Bahreïn et le Chili ratifient la Convention de l'UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970)

Le Secrétariat de l'UNESCO 1970 est heureux d'annoncer et d’accueillir deux États membres de l'UNESCO, à savoir le Bahreïn et le Chili, comme Etats parties à la Convention de 1970.

Le Bahreïn a officiellement ratifié la Convention le 7 mars 2014, et le Chili le 18 avril de la même année. Ces ratifications sont une étape importante dans le renforcement et le développement de la Convention de 1970, et reflètent le soutien international croissant à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels à travers le monde.

Une des préoccupations constantes du Secrétariat est l’accroissement du nombre de ratifications de la Convention de 1970. C’est par le biais de ces ratifications et des législations nationales transposant les dispositions de la Convention en droit interne qu’une harmonisation des dispositions juridiques visant à lutter contre le trafic illicite de biens culturels est rendue possible. L’objectif est d’empêcher que les trafiquants profitent des lacunes dans les législations nationales pour se livrer à des activités de blanchiment de fonds grâce au trafic, en remettant les biens volés ou illicitement exportés dans le circuit légal du marché de l’art. En ratifiant la Convention, l’État envoie aux trafiquants le signal d’une vigilance accrue concernant, d’une part, la protection juridique des biens culturels et la lutte contre leur trafic illicite et, d’autre part, la surveillance des itinéraires et des plaques tournantes qu’empruntent et où transitent ces biens culturels.

La Directrice générale, Irina Bokova, a récemment souligné l'importance de lutter contre le trafic illicite des biens culturels, s'exprimant à l'occasion de la Foire mondiale du tourisme (ITB Berlin) en mars 2014 : « Nous disons que le trafic illicite des biens culturels est estimé à 7 milliards de dollars par an, mais ce n’est pas qu’une question d’argent : le pillage des biens culturels est une spoliation des identités et de l’histoire d’un peuple, et nous devons lutter de toutes nos forces. »

La Convention de l'UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation , l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970 ) a aujourd'hui été ratifiée par 127 Etats parties.