Beate Klarsfeld lance un appel à la paix au Burundi

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© Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Mme Beate Klarsfeld, Ambassadrice honoraire et envoyée spéciale de l’UNESCO pour l’enseignement de l’Holocauste et la prévention des génocides, s’est rendue au Burundi ce lundi pour y délivrer un appel à la paix, au dialogue et à la réconciliation. Mme Beate Klarsfeld devra y rencontrer au cours de la semaine des responsables politiques et des représentants de la société civile, en particulier des jeunes. Elle y a fait la déclaration suivante :

Ambassadrice honoraire et envoyée spéciale de l'Unesco pour l’enseignement de l’Holocauste et  pour la prévention du génocide, je me rends au Burundi, pays dont la population a déjà tant souffert de guerres civiles, pour y lancer avant tout un appel angoissé au respect de la vie humaine.

La crise politique que traverse le Burundi pourrait dégénérer en une catastrophe humanitaire. Les massacres qui ont été perpétrés en 2015 font présager le pire. Le dialogue déjà entamé entre toutes les parties, préconisé par l'Union Africaine, les Nations Unies, l'Union Européenne et tous les partenaires au développement du Burundi, reste la seule solution possible pouvant ramener la paix et l’entente entre toutes les populations de ce pays.  

Le conflit en cours compromet l’éducation et le futur des milliers d’enfants, de jeunes et de femmes victimes des crimes et violences perpétrés au quotidien, notamment ceux d’entre eux qui sont déplacés ou réfugiés à l’étranger, la plupart du temps dans des conditions de grande précarité. 

J’en appelle d’abord à la jeunesse, qui compose la grande majorité de la population burundaise. En un temps troublé où leur pays replonge dans la violence, ils doivent faire le choix de la paix et du dialogue pour que ne se répètent pas les horreurs du passé dont le Burundi a déjà tant souffert. 

Nous en appelons à la reprise des négociations internes pour permettre la réconciliation, l’unité nationale et pour mettre fin le plus rapidement possible aux tueries aveugles, aux assassinats ciblés, aux coups de force et à la multiplication des crimes à caractère ethnique. La paix interne exige des sacrifices politiques de part et d’autre pour mettre fin au cercle de la violence et parvenir à un règlement équitable du conflit.