Cinq nouvelles inscriptions sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

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Beer culture in Belgium
© Stephanie Radermacher 2015
30 Novembre 2016

Addis Abeba – La célébration du Nouvel An partagée par douze pays, et des éléments du Bangladesh, de Belgique, de Chine et de Cuba figurent désormais sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, suite aux décisions adoptées en Éthiopie par le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui siège jusqu’au 2 décembre.

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est composée d’expressions qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et qui font prendre davantage conscience de son importance. L’examen des candidatures se poursuivra mercredi 30 novembre dans l’après-midi et jeudi 1er décembre.

Les éléments inscrits ce matin (par ordre d’inscription) sont :

Afghanistan; Azerbaïdjan; Inde; Iran (République islamique d’); Iraq; Kazakhstan; Kirghizistan; Pakistan; Tadjikistan; Turquie; Turkménistan; Ouzbékistan—Nawrouz, Novruz, Nowrouz, Nowrouz, Nawrouz, Nauryz, Nooruz, Nowruz, Navruz, Nevruz, Nowruz, Navruz - En Afghanistan, Azerbaïdjan, Inde, Iran (République islamique d’), Iraq, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan et Turquie, le Nouvel An est célébré le 21 mars et connu sous le nom de Nauryz, Navruz, Nawrouz, Nevruz, Nooruz, Novruz, Nowrouz or Nowruz. Pendant deux semaines, diverses coutumes sont pratiquées, entre autres un repas spécial, des visites aux familles, des rituels publics et des représentations de rue afin d’encourager la paix au sein des communautés. La transmission est assurée par la participation.

Bangladesh—La Mangal Shobhajatra du Pahela Baishakh - La Mangal Shobhajatra est un événement festif ouvert au public, organisé le 14 avril par les étudiants et les professeurs de la faculté des Beaux-Arts de l’université de Dacca, pour célébrer le Pahela Baishakh (jour du Nouvel An). La tradition remonte à 1989 lorsque les étudiants, alors frustrés de devoir suivre des règles militaires, ont voulu apporter à la communauté l’espoir d’un avenir meilleur. À cette occasion, sont réalisés des chars et des masques qui symbolisent la force, la paix et l’éloignement des forces du mal pour ouvrir la voie au progrès. Transmis par l’école, l’élément promeut la solidarité entre tous et la démocratie.

Belgique—La culture de la bière en Belgique - La fabrication et l’appréciation de la bière font partie du patrimoine vivant de plusieurs communautés réparties dans l’ensemble de la Belgique. Elles jouent un rôle dans la vie quotidienne ainsi qu’à l’occasion de fêtes. Près de 1 500 types de bières sont produits dans le pays y compris par des communautés trappistes. La bière artisanale est devenue particulièrement populaire. La bière est également utilisée par les communautés pour cuisiner et fabriquer des produits tels que les fromages lavés à la bière. Elle est aussi associée à la nourriture. La transmission se fait à la maison et dans les cercles sociaux, brasseries, universités et centres publics de formation.

Chine—Les vingt-quatre périodes solaires, la connaissance du temps et les pratiques développées en Chine à travers l’observation du mouvement annuel du soleil     

Les anciens Chinois divisaient le mouvement circulaire annuel du soleil en 24 segments. Chacun de ces segments portait un nom d’une période solaire spécifique. Les critères définissant ces périodes reposaient sur l'observation des changements de saisons, de l'astronomie et d'autres phénomènes naturels. Cet élément reste toujours d'une importance particulière pour les agriculteurs. Certaines rituels et festivités y sont associés et ont contribué à l'identité culturelle de la communauté. Les connaissances sont transmises par des moyens formels et informels d'éducation.

Cuba—La rumba à Cuba, mélange festif de musiques et de danses et toutes les pratiques associées          

La rumba à Cuba est associée à la culture africaine mais comporte également des éléments de la culture antillaise et du flamenco espagnol. Symbole d’une société marginalisée à Cuba, la pratique a pris son essor dans les quartiers pauvres des villes, les bidonvilles et les zones rurales et a connu une expansion d’ouest en est sur le territoire du pays. La rumba à Cuba, avec ses chants, ses mouvements, ses gestes et sa musique, est une expression de résistance et d’estime de soi qui évoque également la grâce, la sensualité et la joie de rapprocher les individus. La transmission se fait par imitation au sein des familles et des quartiers.

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Contact médias : Lucía Iglesias Kuntz l.iglesias@unesco.org. Tél : + 251 961259974 ; +33 (0) 6 80 24 07 29

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