La Commission nationale des États-Unis renouvelle son ferme engagement auprès de l’UNESCO lors de sa réunion annuelle

dg-natcom-us_1.jpg

© UNESCO

Dans le cadre de sa visite à Washington les 4 et 5 décembre, la Directrice générale s’est exprimée devant les participants à la réunion annuelle de la Commission nationale des États-Unis pour l’UNESCO, tenue au Département d’État le 5 décembre dernier.

« L’UNESCO fait partie de notre ADN », a déclaré la Secrétaire d’État adjointe Bathsheba N. Crocker dans son allocution d’ouverture de la réunion annuelle, devant près de 150 membres de la Commission nationale rassemblés au Département d’État pour l’occasion, « et nous entendons rester engagés auprès de l’UNESCO ».

De son côté, la Sous-Secrétaire d’État adjointe Nerissa Cook a souligné que le Gouvernement des États-Unis demeurait résolu à collaborer avec l’UNESCO, insistant sur la contribution des chaires UNESCO situées aux États-Unis d’Amérique à travers la solide volonté des universités américaines, de l’Université de Georgetown à l’Université de Pennsylvanie, en passant par l’Université George Washington, de faire avancer les priorités fondamentales de l’UNESCO, notamment en matière d’éducation et d’égalité des genres.

La Sous-Secrétaire d’État adjointe Nerissa Cook a également mis en avant les grandes réalisations, telles que la récente inscription des tertres monumentaux de Poverty Point sur la Liste du patrimoine mondial, rappelant l’importance emblématique de ce site en tant que creuset des échanges culturels, ainsi que l’impact de cette reconnaissance pour le développement socioéconomique de la région.

Lançant un vibrant appel en faveur de la poursuite de cet engagement, la Directrice générale s’est adressée aux membres de la Commission présents à la réunion annuelle : « Nous avons toujours attaché une immense importance à votre contribution s’agissant de porter le message de l’UNESCO à travers les États-Unis ». Elle a par ailleurs encouragé les membres de la Commission nationale à mener, dans leurs domaines respectifs, une « grande réflexion » aux côtés de l’UNESCO pour relever les défis croissants qui se posent aujourd’hui en termes d’inégalités sociales ainsi que de tensions et conflits interculturels et interreligieux.

« L’engagement des États-Unis aux côtés de l’UNESCO est tout aussi important aujourd’hui qu’il l’était en 1945 », a déclaré Irina Bokova.

La Directrice générale s’est également déclarée résolue à asseoir le leadership de l’Organisation au sein du système des Nations Unies, alors que l’année à venir marquera le 70e anniversaire des Nations Unies et de l’UNESCO.

La Directrice générale a par ailleurs tenu un certain nombre de rencontres bilatérales avec des responsables du Département d’État américain, ainsi qu’avec plusieurs partenaires et soutiens de l’UNESCO.

Lors de sa rencontre avec Bathsheba N. Crocker, Secrétaire d’État adjointe chargée des relations avec les organisations internationales, la Directrice générale lui a fait part des conclusions de la conférence récemment organisée par l’UNESCO sur la destruction du patrimoine culturel en Iraq et en Syrie, au cours de laquelle elle a appelé à la création de « zones culturelles protégées » et à une action renforcée pour mettre un terme au nettoyage culturel. Cette rencontre s’est déroulée en présence de S. E. Mme Crystal Nix-Hines, Ambassadrice des États-Unis auprès de l’UNESCO. La Secrétaire d’État adjointe a félicité la Directrice générale et l’UNESCO pour le succès de cette conférence.

La Directrice générale et la Secrétaire d’État adjointe se sont également entretenues des domaines nécessitant l’engagement constant des États-Unis d’Amérique auprès de l’UNESCO ainsi que de l’importance cruciale de cet engagement dans la perspective de la mise en œuvre du programme mondial de développement pour l’après-2015.

Irina Bokova a une nouvelle fois lancé un appel pressant pour que les États-Unis s’engagent pleinement auprès de l’UNESCO et trouvent rapidement une solution à la suspension actuelle du versement de leur contribution à l’Organisation.

La Directrice générale a également eu des entretiens bilatéraux visant à renforcer la coalition des partenaires de l’UNESCO aux États-Unis, tant au niveau des pouvoirs publics que de la société civile, notamment avec la coalition pour les antiquités, afin de consolider les mécanismes destinés à protéger la culture dans les zones de conflit et à lutter contre le trafic illicite des biens culturels.

La Directrice générale a notamment expliqué combien il était difficile de retrouver la trace des objets pillés sur les sites archéologiques. « Il est très compliqué de suivre à la trace les objets issus de fouilles illicites, pour lesquels il n’existe aucun inventaire », a-t-elle indiqué.

« Il est aussi devenu essentiel de développer la recherche afin de rassembler des preuves, des faits et des chiffres sur l’étendue du trafic illicite et sur son impact financier », a-t-elle ajouté.

Ce défi nécessite un effort coordonné à tous les niveaux. « Il faut une action mieux concertée entre les pays touchés, les pays voisins et l’ensemble des partenaires », a poursuivi la Directrice générale, « notamment INTERPOL, les douanes, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et le Conseil international des musées (ICOM) ». Elle a également insisté sur la nécessité de « plaider pour la mise au point et l’adoption de mesures juridiques dans le cadre du Conseil de sécurité ».