Conférence internationale sur l’impunité des crimes contre les journalistes au Costa Rica

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© Doha Centre for Media Freedom

L’UNESCO et le Système interaméricain de protection des droits de l’homme organisent une conférence portant sur les problématiques liées à l’impunité dont jouissent la plupart des auteurs des crimes commis contre les journalistes, qu’il s’agisse de professionnels des médias, de bloggeurs ou de journalistes sur les réseaux sociaux.

La Conférence de San José (Costa Rica), qui se tient les 9 et 10 octobre, est l’un des événements clé organisé en amont de la célébration, le 2 novembre, de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

Cet événement réunira des juristes et des membres du corps judiciaire ainsi que des représentants des médias et des organisations de la liberté de la presse. Ils s’intéresseront aux questions liées à l’impunité et à la manière dont les crimes contre les journalistes sont traités dans les différentes régions du monde.

Parmi les intervenants figurent notamment Rose-Marie Belle-Antoine, Présidente de la Commission interaméricaine des droits de l’homme ; Alejandro Solano Ortiz, vice-ministre des Affaires étrangères du Costa Rica ; Humberto Sierra Porto, Président de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (Costa Rica) ; Edison Lanza, Rapporteur spécial sur la liberté d’expression de l’Organisation des Etats américains et Baltasar Garzón, Président du Centre international pour la promotion des droits de l’homme (Buenos Aires, Argentine).

La conférence, tout comme la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de proclamer une Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, témoignent de la prise de conscience croissante que l’impunité alimente le cycle des crimes violents  contre la liberté de parole et qu’elle fait obstacle à la capacité des populations et des sociétés à bénéficier d’un Etat de droit et d’une bonne gouvernance.

Dans le message qu’elle a délivré à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré que « l’impunité est toxique –elle conduit à l’autocensure par peur des représailles et prive la société de sources d’information pertinentes ».

On recense sept cents journalistes tués dans le monde au cours de la décennie passée dans l’exercice de leur métier, ce qui représente plus d’un décès chaque semaine. Or, moins d’un responsable sur dix a été jugé pour ses crimes, ce qui renforce les criminels dans l’idée qu’ils peuvent continuer à tuer les messagers porteurs de nouvelles qu’ils ne souhaitent pas voir propager.

C’est la raison pour laquelle la Directrice générale de l’UNESCO a exhorté les Etats à « prendre toutes les mesures nécessaires –que ce soit en termes de législation, de mécanismes de protection ou des nouvelles ressources– pour faire en sorte que les enquêtes et les procès sur les crimes contre les journalistes soient menés à bien ».

La conférence de San José marque le coup d’envoi d’une série d’événements qui auront lieu dans le monde pour marquer la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes (la liste des événements est disponible en ligne.

 

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Les médias souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer auprès de Karen Llach, k.llach(at)unesco.org, +506 20 10 38 28.