Le Conseil consultatif scientifique auprès du Secrétaire général de l’ONU se réunit au Siège de l’UNESCO les 10 et 11 décembre 2014

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© UNESCO/Landry Rukingamubiri

À l’invitation de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO et Présidente du Conseil consultatif scientifique auprès du Secrétaire général de l’ONU (SAB), la deuxième réunion du SAB aura lieu au Siège de l’UNESCO les 10 et 11 décembre 2014.

L’objectif principal de cette réunion est de définir le futur programme de travail du Conseil en relation avec l’agenda du Secrétaire général de l’ONU et les grands événements et processus des Nations Unies en 2015, tels que la phase finale d’élaboration de l’agenda de développement post-2015, le Forum politique de haut niveau sur le développement durable, et la Conférence Paris Climat 2015 (COP 21). La réunion vise également à évaluer les activités du SAB et leur impact depuis la réunion d’inauguration (30 et 31 janvier 2014, Berlin, Allemagne), mais aussi à identifier des initiatives collaboratives avec d’autres entités internationales et régionales en lien avec les sciences, comme le Réseau des solutions pour le développement durable de l’ONU, le Centre commun de recherche de la Commission européenne, le programme Future Earth, et la Global Young Academy.

À l’initiative de la Directrice générale de l’UNESCO, une réunion d’information avec les États membres de l’UNESCO aura lieu avec la participation des membres du SAB le 11 décembre, de 15h à 17h en Salle X. À cette occasion, les États membres de l’UNESCO seront informés des résultats de la réunion du SAB et auront l’opportunité d’échanger directement avec les membres du SAB.

Avant la réunion du SAB, le 9 décembre, à l’invitation de S.E. Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, quatre membres du SAB – le Professeur Carlos A. Nobre, Secrétaire national au Ministère des Sciences, des Technologies et de l’Innovation du Brésil ; le Professeur Jörg Hacker (Allemagne), Président de l’Académie allemande des sciences Leopoldina ; la Professeure Reiko Kuroda (Japon), Institut de recherche pour la science et les technologies de l’Université de Tokyo ; et le Professeur Wole Soboyejo (Nigéria), Président de l’Université africaine des sciences et de la technologie (AUST) – ont participé à deux réunions d’information avec des membres du Conseil exécutif de l’UNESCO sur les thèmes de la « Science pour un développement durable » et du « Changement climatique et développement durable ».

Le SAB a été lancé par le Secrétaire général de l’ONU le 30 janvier 2014 à Berlin (Allemagne). Il est composé de 26 scientifiques du renom originaires du monde entier et spécialisés dans différentes disciplines scientifiques pertinentes au développement durable, allant des sciences naturelles et de l’ingénierie aux sciences sociales et humaines. La fonction principale du Conseil sera de formuler, à l’intention du Secrétaire général de l’ONU et des responsables exécutifs des organisations des Nations Unies, des avis en matière de science, de technologie et d’innovation (STI) au service du développement durable. Parmi ses nombreuses fonctions, le Conseil contribuera au renforcement des liens entre la communauté scientifique et les responsables politiques et veillera à ce que les sciences modernes et rigoureuses soient dûment prises en compte dans les débats politiques de haut niveau menés au sein du système des Nations Unies.

À la demande du Secrétaire général de l’ONU, le secrétariat du Conseil est assuré par l’UNESCO, et la Directrice générale, Irina Bokova, en est Présidente.

Depuis sa création en janvier 2014, le SAB a obtenu des résultats notables, tels que : (a) des conseils fournis au Secrétaire général de l’ONU et au Groupe de travail ouvert, composé d’États membres, sur les Objectifs de développement durable (ODD), ainsi que des messages clés sur le rôle essentiel des sciences, de la technologie et de l’innovation (STI) pour le développement durable dans son ensemble, mais aussi pour la définition des ODD et des objectifs connexes ; (b) la sensibilisation quant à l’importance clé du renforcement des concertations entre la communauté scientifique et les responsables politiques en ce qui concerne les défis liés au changement climatique, et une série de recommandations présentée au Sommet sur le climat du Secrétaire général de l’ONU (23 septembre 2014) ; (c) la reconnaissance de l’importance d’un accès équitable à des données de qualité, et la formulation de recommandations pour le projet de rapport du Comité consultatif d’experts indépendants sur la révolution des données du Secrétaire général de l’ONU ; et (d) la promotion d’une vision élargie du rôle des STI, de l’éducation aux sciences et du renforcement des capacités pour le développement durable.