La Convention sur le patrimoine culturel subaquatique célèbre ses 15 ans d’existence

Quinze ans après son adoption, l’UNESCO dresse un état des lieux de la mise en oeuvre de la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique à l’occasion d’une réunion d’échanges organisée le 9 mai au siège de l’UNESCO (Salle II).

Ouverte par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et Alejandro Palma Cerna, Président de la Conférence des Etats parties à la Convention, la réunion fera le point sur l’application de la Convention depuis son entrée en vigueur en 2009.

Elle permettra aussi de revenir sur les conclusions des missions d’urgence effectuées en 2015 par des représentants du Conseil consultatif de la Convention. Ces deux missions, conduites par les archéologues subaquatiques Michel L’Hour (France) et Xavier Nieto Prieto (Espagne), concernaient deux sites menacés par des chasseurs de trésor : les épaves de la baie de Sainte-Marie (Madagascar) et l’épave du San José (Panama).

Le patrimoine subaquatique comme vecteur de paix et de réconciliation ainsi que son rôle dans la compréhension de l’impact de l’augmentation du niveau de la mer feront également l’objet d’interventions d’experts.

La Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l’UNESCO vise à assurer la préservation du patrimoine immergé et lutter contre l’exploitation commerciale et le pillage des épaves, en permettant notamment la saisie d’objets pillés. Adoptée en 2001, elle compte désormais 55 Etats membres.

Le Conseil consultatif scientifique et technique de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique est composé de douze experts de réputation internationale. Il apporte son concours aux pays désireux de protéger leur patrimoine immergé. En 2015, trois missions du Conseil ont été dépêchées pour aider des Etats dont le patrimoine présentait un danger imminent.

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Contact médias : Agnès Bardon, service de presse de l’UNESCO, +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org