La Directrice générale et la Conseillère spéciale du Secrétaire général de l’ONU discutent de l’état d’avancement des négociations sur le programme de développement pour l’après-2015

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a rencontré aujourd’hui, 2 juillet 2014, à l’UNESCO, dans le cadre d’une réunion bilatérale, Mme Amina Mohammed, Conseillère spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la planification du développement après 2015, avant la réunion informelle du Conseil exécutif sur le « Rôle de l’UNESCO et le programme de développement pour l’après-2015 », organisée par le Président du Conseil exécutif, S. E. M. Mohammed Amr, comme suite à la décision intitulée « L’UNESCO à 70 ans et perspectives d’avenir ».

Lors de son échange avec Mme Mohammed, Mme Bokova a exprimé le souhait de voir s’engager une réflexion sur la contribution de l’éducation, de la culture, des sciences et de la liberté d’expression au futur programme de développement pour l’après-2015, qui est actuellement négocié à New York par le Groupe de travail ouvert de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Elle a mentionné en particulier la résolution sur ce thème adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en novembre dernier, dont elle a fait part à Mme Mohammed. La Directrice générale a également rappelé que la récente Réunion mondiale sur l'Éducation pour tous de Mascate (mai 2014) était parvenue à un accord sur un objectif autonome pour l’éducation assorti de sept cibles mondiales, qui devrait être intégré dans le texte de négociation du Groupe de travail ouvert.

Pour sa part, Amina Mohammed a déclaré que « les droits humains, la paix et la sécurité et le développement étaient les piliers sur lesquels reposait la pertinence des Nations Unies, les deux premiers ayant une incidence directe sur l’efficacité du troisième ».

Amina ‎Mohammed a ensuite évoqué la nécessité de repenser le développement au-delà des donateurs pour « un agenda intégré, universel et transformateur … Le développement durable inclusif a trait à la prospérité économique et au fait de rester concentré sur l’élimination de la pauvreté en surmontant les défis d’une gouvernance mondiale fondée sur l’état de droit et des institutions saines, le changement climatique, l’éducation universelle, la science et les technologies durables ».

Elle a souligné que les négociations actuelles étaient entièrement menées par des États membres et qu’il fallait veiller à ce que le processus d’élaboration du programme post-2015 permette aux organisations du système des Nations Unies d’être adaptées à leur fins – définies dans la future résolution post-2015– notamment par un financement adéquat.

La Directrice générale a également parlé du rôle déterminant et de l’importance de la culture, largement reconnue comme un moteur et un catalyseur du développement durable, et qui pourtant ne figure pas en tant que telle dans les récents documents publiés à New York. Elle s’est dite confiante dans le fait que la prochaine série de consultations nationales sur la culture et le développement mettrait en lumière cette fonction de la culture ainsi que « la nécessité de s’appuyer sur les résultats obtenus tout en tirant les enseignements de l’expérience ».

Mme Mohammed a également informé la Directrice générale qu’en plus du rapport du Groupe de travail ouvert, le Secrétaire général allait publier un rapport de synthèse parallèle axé sur les lacunes et les priorités des organisations du système des Nations Unies qui n’auraient peut-être pas été suffisamment prises en compte et reconnues dans les résultats des délibérations intergouvernementales.

Les deux rapports seront ensuite repris par l’Assemblée générale des Nations Unies à partir de septembre et serviront de base à la suite des négociations sur la forme que prendra le nouveau programme, lequel déterminera l’action multilatérale pour les dix ans à venir au moins. La responsabilité au niveau des pays, selon Mme Mohammed, est également un élément clé dans l’accomplissement d’un programme ambitieux.