La Directrice générale dénonce le meurtre du journaliste paraguayen Pablo Medina Velázquez

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a exprimé aujourd'hui sa profonde préoccupation suite aux meurtres du journaliste Pablo Medina Velázquez et de son assistante, Antonia Maribel Almada Chamorro, tous les deux tués le 16 octobre à l’extérieur de la ville de Curuguaty, au Paraguay.

« Je condamne les meurtres de Pablo Medina Velázquez et d’Antonia Maribel Almada Chamorro », a déclaré la Directrice générale. « Il est indispensable que soient traduites en justice les personnes qui ont commandité et exécuté ces crimes afin de décourager à l’avenir de tels actes qui coûtent la vie à des journalistes et nous privent de notre droit à l’information », a déclaré Irina Bokova.

Pablo Medina Velázquez, journaliste pour ABC Color, a été abattu dans sa voiture, aux côtés de son assistante Antonia Maribel Almada Chamorro, âgée de 19 ans, sur une route de campagne alors qu'ils se dirigeaient vers Curuguaty, leur ville d’origine.

Pablo Medina Velázquez enquêtait sur un trafic de marijuana et avait reçu de nombreuses menaces liées à ses reportages. La police lui avait octroyé un garde du corps à la suite de ces menaces. Mais Pablo Medina Velázquez ne faisait pas l’objet d’une protection au moment des faits.

 

La Directrice générale publie des déclarations sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact medias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».