La Directrice générale dénonce le meurtre de la journaliste citoyenne María del Rosario Fuentes Rubio au Mexique

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a demandé qu’une enquête soit ouverte sur le meurtre de la journaliste citoyenne María del Rosario Fuentes Rubio, à Reynosa, dans l’Etat de Tamaulipas. Il s’agit, a-t-elle poursuivi, d’une étape nécessaire pour restaurer l’indépendance des médias et le droit à l’information des citoyens.

« Je condamne le meurtre de María del Rosario Fuentes Rubio, une femme courageuse qui utilisait les réseaux sociaux pour contourner les efforts des groupes du crime organisé visant à occulter leurs activités dans les médias », a déclaré la Directrice générale. « Il est important que les autorités fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour traduire en justice les auteurs du crime commis contre María del Rosario Fuentes Rubio  », a ajouté la Directrice générale.

            María del Rosario Fuentes Rubio, qui était médecin dans une clinique à Reynosa, près de la frontière avec le Texas (Etats-Unis), contribuait régulièrement au blog Valor por Tamaulipas, sur lequel elle postait des alertes concernant les citoyens menacés et encourageait les victimes de crimes à signaler les faits à la police. 

            María del Rosario Fuentes Rubio, qui avait reçu de nombreuses menaces de mort via les réseaux sociaux, a été kidnappée alors qu’elle quittait son travail le 15 octobre. Une photo de sa dépouille a été postée sur les réseaux sociaux le lendemain.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».