La Directrice générale déplore la mort du photojournaliste russe Andreï Stenine

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé aujourd’hui sa consternation suite à la mort du journaliste russe Andreï Stenine, dont le corps, retrouvé fin août dans la région de Donetsk, vient d’être identifié.

« Je déplore la mort d’Andreï Stenine, qui a perdu la vie alors qu’il exerçait son métier de journaliste », a déclaré la Directrice générale. « J’appelle toutes les parties à reconnaître le statut civil des journalistes afin qu’ils puissent travailler dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Il est essentiel qu’une enquête approfondie sur les circonstances de cette mort soit menée et que ses responsables soient traduits en justice ».

Andreï Stenine, disparu depuis le 5 août 2014, a été tué par un tir de mortier qui a touché le convoi composé de dix véhicules transportant des civils dans lequel il se trouvait, près de Donetsk. Photographe de guerre expérimenté, il couvrait la crise en Ukraine depuis la mi-mai pour l’agence d’information russe Rossiya Segodnya. Son corps a pu être identifié grâce à l’analyse génétique effectuée sur les différents corps retrouvés fin août à Donetsk.

La Directrice générale publie des déclarations sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

 

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Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org,  +33 (0)1 45 68 42 12

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».