La Directrice générale participe à la session d’automne du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies (CCS) à la Banque mondiale, à Washington

Le 20 novembre, le CCS a démarré sa session par l’examen des rapports de ses Comités de haut niveau sur les programmes, la gestion et le développement, lesquels ont été approuvés à l’issue d’une discussion fructueuse.

La Directrice générale a alors été invitée à présenter au CCS les activités menées par le Conseil consultatif scientifique (SAB) du Secrétaire général créé en septembre 2013 et hébergé par l’UNESCO. Elle a précisé que le SAB était composé de 26 scientifiques de renom, dont la moitié de femmes, et avait pour principale fonction de renforcer l’interface entre la science et la formulation des politiques, de sorte que les nouvelles découvertes scientifiques soient prises en compte dans les débats politiques de haut niveau. Elle a souligné que le SAB avait déjà produit plusieurs documents d’orientation et recommandations à l’intention du Secrétaire général et des États membres sur un vaste ensemble de sujets, notamment le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans la définition des Objectifs de développement durable (ODD) et des cibles associées ; l’interface entre la science et la formulation des politiques face au changement climatique ; et l’importance d’un accès équitable à des données de qualité.

En juillet prochain, le SAB participera également à une conférence majeure en préparation de la COP-21. En conclusion, la Directrice générale a invité les membres du CCS à assister à la prochaine réunion du SAB qui se tiendra au Siège de l’UNESCO du 10 au 11 décembre prochain.

Le Conseil s’est alors livré à un échange approfondi au sujet de la contribution du système des Nations Unies à la révolution des données. La discussion a profité de la présence du professeur Giovanni, coPprésident du Comité consultatif d'experts indépendants sur la révolution des données au profit du développement durable, qui a présenté le rapport du groupe d’experts.

S’adressant au Conseil, la Directrice générale a déclaré que les nouvelles sources de données ne pouvaient remplacer les données traditionnelles et que « par conséquent, il ne fallait pas négliger l’importance de la disponibilité et de l’utilisation des données traditionnelles ». « C’est essentiel pour éviter de creuser davantage la fracture numérique », a-t-elle ajouté.

La Directrice générale a souligné que « pour mener une révolution des données véritablement représentative et durable, il était décisif non seulement de recueillir et de compiler des données, mais aussi d’analyser, utiliser et diffuser des informations ». Les mécanismes de coordination en place au sein du système des Nations Unies, tels que le Comité de coordination des activités de statistique – dont l’Institut de statistique de l’UNESCO est un membre actif – fournissent un fondement solide pour travailler sur ces questions.

La séance de l’après-midi a été consacrée à un examen de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au niveau des pays et à l’évaluation des progrès réalisés par le système des Nations Unies en République démocratique populaire lao (avec pour axe principal la nutrition des femmes et des enfants), au Pakistan (avec pour axe principal l’éducation) et le Yémen (avec pour axe principal l’emploi des jeunes et des femmes).

L’objectif de cet examen est de mieux harmoniser dans l’ensemble du système des Nations Unies le support à la mise en œuvre des plans d’accélération dont se sont dotés les pays ainsi que de susciter plus de soutien aux efforts entrepris globalement pour accélérer la réalisation des OMD. Les coordinateurs résidents des Nations Unies et les représentants de la Banque mondiale dans les trois pays cités ont présenté un exposé de la situation sur le terrain.

Dans son intervention, la Directrice générale a mis en avant les efforts accomplis par l’UNESCO en soutien à des programmes éducatifs au Pakistan et la création du Fonds Malala pour la promotion du droit des filles à l’éducation.

Elle a attiré l’attention du Conseil sur le taux élevé d’illettrisme constaté dans les pays étudiés et rappelé que le monde comptait encore aujourd’hui 800 millions d’analphabètes. Elle a également souligné que même lorsque les enfants étaient scolarisés, le taux de rétention restait faible. Au Pakistan, 1 enfant sur 5, en majorité des filles, a abandonné l’école avant d’avoir atteint la deuxième année d’études.

« La pauvreté, le manque d’accès à une éducation de qualité, l’analphabétisme, le chômage et l’instabilité politique sont liés, et d’où l’importance de rompre ce cycle », a-t-elle déclaré.     

Dans la soirée, la Directrice générale a assisté à un dîner donné en l’honneur des membres du CCS par la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Mme Christine Lagarde.