La Directrice générale souligne la nécessité d’une meilleure gestion des forêts tropicales humides lors du Sommet Asie-Pacifique

Sydney, le 12 novembre – « La forêt est ce qu’il y a de plus important au monde – nous devons tout mettre en œuvre pour la protéger » a aujourd’hui déclaré la Directrice générale devant les délégués présents au Sommet Asie-Pacifique sur les forêts tropicales humides qui se tenait à Sydney, en Australie. Organisé par le Gouvernement australien, ce sommet a rassemblé plusieurs ministres de toute la région Asie-Pacifique ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.

Dans son discours d’ouverture et lors d’un panel de discussion sur l’approche internationale de la conservation des forêts tropicales humides, la Directrice générale a insisté sur la nécessité d’une meilleure gestion des forêts afin d’aider l’humanité à faire face aux défis tels que le changement climatique et le recul de la biodiversité. Elle a souligné que les peuples autochtones pouvaient avoir un rôle important à jouer à cet égard.

« Nous devons nous appuyer sur toutes les sources de savoirs, y compris les savoirs locaux et autochtones – et c’est particulièrement vrai dans toute cette région et en Australie », a indiqué Irina Bokova, mettant en avant l’exemple de l’autorité australienne de gestion du site du patrimoine mondial des Tropiques humides, gérée par les Aborigènes. « Leur participation », a-t-elle ajouté, « a des effets positifs considérables sur la protection des Tropiques humides, en particulier si l’on compare à d’autres forêts tropicales humides confrontées à des menaces pour l’environnement telles que la réinstallation d’un grand nombre de personnes et la dégradation de l’habitat naturel d’espèces importantes ».

Ces perspectives ont été davantage mises en lumière lors d’un panel de discussion avec Zhang Xinsheng, Président de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Peter Seligmann, Président de Conservation International, Peter Holmgren, du Centre de recherche forestière internationale, et Emmanuel Ze Meka, Directeur exécutif de l’Organisation internationale des bois tropicaux. La Directrice générale a souligné qu’il fallait renforcer les capacités nationales afin d’aider à identifier les bonnes priorités et à gérer les sites de manière viable, tout en enseignant, dès le plus jeune âge, les enjeux du développement durable.

Dans la région Asie-Pacifique, près de 500 millions de personnes dépendent des forêts tropicales humides dans leur vie quotidienne ou pour leurs revenus. La région compte 6,2 % des zones forestières du monde, soit quelque 250 millions d’hectares. Cela représente presque 10 % du puits de carbone de la planète.