La Directrice générale condamne le meurtre du blogueur Yameen Rasheed aux Maldives

26 Avril 2017

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé les autorités des Maldives à enquêter sur la mort du blogueur et militant sur les réseaux sociaux Yameen Rasheed, survenue le 23 avril.

« Je condamne le meurtre de Yameen Rasheed », a déclaré la Directrice générale. « Les journalistes doivent être en mesure de faire leur travail sans craindre pour leur vie et contribuer à nourrir le débat démocratique. J’appelle les autorités des Maldives à faire en sorte que l’Etat de droit soit respecté et que les auteurs de ce meurtre soient traduits en justice ».

Yameen Rasheed tenait un blog, The Daily Panic, qui traitait de questions politiques et sociales. Il aurait reçu de nombreuses menaces de mort au cours de l’année écoulée. Il a succombé aux blessures qui lui ont été infligées lorsqu’il a été attaqué dans son appartement situé dans la capitale, Malé

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray@unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».