La Directrice générale demande une enquête sur le meurtre du rédacteur en chef kényan John Kituyi

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé les autorités kényanes à faire toute la lumière sur le meurtre de John Kituyi, propriétaire et rédacteur en chef du Mirror Weekly, survenu dans la ville d’Eldoret, dans l’ouest du pays le 30 avril.

« Je condamne le meurtre de John Kituyi », a déclaré la Directrice générale. « Il est important que les autorités kényanes mènent une enquête approfondie sur ce crime. La liberté de produire, diffuser et recevoir des informations émanant de médias libres, pluralistes et indépendants dépend de l’engagement des Etats à faire en sorte que les travailleurs des médias puissent exercer leur profession sans craindre des violences ou des représailles. Ce crime ne doit pas rester impuni ».

            John Kituyi, âgé de 63 ans, était le rédacteur en chef et directeur de la publication du Mirror Weekly, un journal régional qu’il avait fondé à Eldoret il y a dix ans.

 La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».