La Directrice générale participe au « Sommet des Consciences » pour le climat

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© UNESCO

Le 21 juillet 2015, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a participé au « Sommet des consciences pour le climat », organisé à Paris à l’initiative de Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République française pour la protection de la planète, dans le cadre des préparatifs de la Conférence des Nations Unies Paris Climat 2015 (Cop 21). Le Président de la République française, François Hollande a ouvert le Sommet auquel participaient également le Prince Albert II de Monaco, Sa Sainteté Bartholomée 1er, primat de l'Église orthodoxe de Constantinople, dans l’enceinte du Conseil Economique, Social et Environnemental à Paris.

Le Sommet a réuni plus d’une quarantaine de personnalités morales et spirituelles, y compris dignitaires religieux, chefs d’Etat, scientifiques, prix Nobel de la paix et des artistes, pour réfléchir aux dimensions éthiques du changement climatique et pour lancer ensemble un « Appel des Consciences pour le climat ».  

Dans son discours d’ouverture, le Président François Hollande a rappelé la nécessité de parvenir à un accord sur le climat à l'occasion du sommet COP21, qui se tiendra à Paris en décembre. « Nous avons besoin de tous pour parvenir à ces accords : des chefs d'état et gouvernement (...), des acteurs locaux (...), des entreprises mais aussi des citoyens du monde. Nul ne peut prétendre parler à leur place. » Il a également souligné le lien essentiel entre la protection de la biodiversité et la diversité culturelle « protéger l’environnement, c’est protéger le génie humain » a-t-il notamment déclaré.

« Le dérèglement climatique est un sujet social, moral et éthique, » a renchérit la Directrice générale soulignant que le dérèglement climatique ouvre un nouveau chapitre historique de l’humanisme. « Aucun individu, aucun état ne peut relever ce défi seul : l’environnement nous connecte avec l’humanité en tant qu’espèce, et nous fait sentir membres d’une même espèce humaine. Ce sentiment est précisément l’essence de l’humanisme qui me tient à cœur, un humanisme intégral, confronté à des enjeux tangibles et universels. »

 

« Pour convaincre de l’urgence d’agir contre le dérèglement climatique, il ne faut pas seulement parler des chiffres et des tendances globales qui affectent la planète dans son ensemble », a-t-elle poursuivi. « il faut aussi écouter les témoignages de ceux qui sont directement confrontés à la montée des eaux aux Maldives, à la fonte des glaces dans les régions polaires, les écouter dire comment le changement climatique a bouleversé les techniques de chasse, de pêche, modifié la direction des vents, pour comprendre la réalité sensible du dérèglement climatique et de son impact sur la vie de chacun. ».

 

L’UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (Cop 21) et joue son rôle de plate-forme d'échanges et de coopération scientifique internationale dans le domaine de l'environnement et de l’Océan notamment. L’UNESCO vient d’organiser début juillet une conférence scientifique réunissant plus de 2000 scientifiques sur le sujet,  ainsi que les Assises de la biodiversité, le Sommet Entreprises et Climat avec le secteur privé et financier ou encore la Journée mondiale de l’Océan.

 

Pour plus d’information sur le rôle de l’UNESCO dans la Cop 21, cliquez ici.