La Directrice générale à Rio pour la célébration du 10e anniversaire de la Convention de 2005

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a donné, le 21 septembre à Rio, au Brésil, une conférence intitulée « La Convention de 2005 : son héritage et les nouveaux enjeux de la prochaine décennie » à l’occasion de l’ouverture du Séminaire international sur le thème culture et développement. L’événement, inauguré par le Ministre brésilien de la culture, S. E. M. João Luiz Silva (Juca) Ferreira, a rassemblé un vaste public comprenant des chercheurs, des étudiants et des membres de la société civile.

Cette conférence célébrait le 10ème anniversaire de l’adoption de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ainsi que du 70e anniversaire de l’UNESCO.

«Nous sommes sur le point d’aboutir à une nouvelle économie créative, et la Convention de 2005 est la feuille de route qu’il nous faut pour exploiter pleinement ce changement mondial », a déclaré la Directrice générale.

Après avoir examiné l’impact de la Convention de 2005, la Directrice générale a affirmé que: « Au cours de la dernière décennie, la Convention est devenue la première plateforme mondiale en termes de collecte d’information et de renforcement des politiques culturelles, avec des instruments et des bases de données constituant des exemples innovants du monde entier, accessibles à tous, des responsables politiques aux artistes et aux citoyens. » La Directrice générale a mentionné la considérable  influence de la Convention en matière de coopération internationale, des pays comme le Brésil, l’Argentine, le Pérou et la Bolivie à œuvrer ensemble. 

Elle a également souligné l’importance de protéger et de promouvoir la diversité des expressions culturelles, non seulement dans une optique simplement commerciale, mais également sociale et humaine. « Il s’agit de voir les êtres humains comme des êtres culturels, des êtres pour lesquels l’habilité de créer, s’exprimer et transmettre un patrimoine aux générations futures, est aussi vitale que l’air et la nourriture » a ajouté la Directrice générale.

La conférence a été suivie d’une vidéo institutionnelle présentant les objectifs du Fonds International de la Convention, élaborée en collaboration avec la coopération du Ministère de la culture du Brésil, et s’est achevée avec le concert de M. Gilberto Gil, Artiste pour la paix de l’UNESCO.

Plus tôt dans la journée, la Directrice générale a rencontré le ministre Juca Ferreira, qui a présenté la position du Brésil concernant la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Il a également fait part de ses inquiétudes concernant une hausse du trafic des biens culturels causée par un manque d’inventaires qui rendraient possible l’identification des œuvres. Enfin, le ministre a exprimé l’intérêt du Brésil à la création d’une chaire de l’UNESCO sur la gestion des politiques culturelles.

La Directrice générale a visité le Museu do Índio, où elle a rencontré des dirigeants autochtones et elle a reçu le “Memorial das Línguas em Extinção” (Le dossier complet et la grammaire des langues indigènes en danger). Cette publication fait partie du partenariat entre l’UNESCO, le Museu do Índio et la Fondation Nationale de l'Indien, qui a permis à plus de 30,000 autochtones de bénéficier de 42 projets de documentation sur les langues et cultures indigènes.

Un échange amical et fructueux s’est établi entre la Directrice générale, M. Nizan Guanaes et M. Oskar Metsavaht, deux Ambassadeurs de bonne volonté très engagés auprès de l’UNESCO et qui visent à mettre au point des actions conjointes portant sur le patrimoine mondial.

Enfin, la Directrice générale s’est vue présenter la candidature du site archéologique de Valongo Wharf, inscrit sur la liste provisoire du patrimoine mondial.