La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions des bâtiments historiques de la Vieille ville de Sana’a au Yémen

Le 12 juin au matin, la Vieille ville de Sana’a, un site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a été touché par un bombardement. Plusieurs habitations et des bâtiments historiques ont été détruits, causant plusieurs victimes. Le magnifique complexe de maisons traditionnelles du quartier d’Al-Qasimi, qui jouxte un jardin urbain (Miqshama), près du canal de Sailah, figure parmi les destructions.

« Je suis profondément affectée par les pertes en vies humaines et les dommages causés à l’un des plus anciens joyaux du paysage urbain islamique. Je suis choquée par les images de ces magnifiques maisons-tours aux nombreux étages et aux jardins paisibles en ruine. Cette destruction va encore détriorer la situation humanitaire. Aussi, j’appelle une nouvelle fois toutes les parties à respecter et protéger le patrimoine culturel au Yémen. Ce patrimoine porte en lui l’âme du peuple yéménite. C’est un symbole de son histoire millénaire  en matière de connaissance, qui appartient à l’humanité tout entière », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

            Sana’a, qui est habitée depuis plus de 2500 ans, témoigne de la richesse et de la beauté de la civilisation islamique.  Au premier siècle, elle est devenue le carrefour des routes du commerce terrestre et ses habitations et édifices publics sont un exemple éminent d'établissement humain islamique traditionnel. Les tours en pisé et en brique cuites de Sana’a, richement décorées, sont célèbres dans le monde entier et font partie intégrante de l’identité et de la fierté du peuple yéménite.

            Depuis le début du conflit au Yémen, plusieurs habitations appartenant au patrimoine de Sana’a ont subi des dommages et se sont effondrés suite à des bombardements et des explosions. Le 9 juin, le complexe historique Al-Owrdhi, datant de l’ère ottomane, situé à l’extérieur des murs de la Vielle ville, a été sérieusement endommagé. Les bâtiments résidentiels historiques, les monuments, les musées, les sites archéologiques et les lieux de culte n’ont pas été épargnés. La valeur historique et la mémoire ces sites a subi des dégâts irréparables quand elle n’a pas été totalement détruite.

 

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Contact : Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO. +33 (0) 1 45 68 16 50, r.amelan@unesco.org