La Directrice générale de l’UNESCO condamne le meurtre du journaliste yéménite Abdoul Karim Mohammed Al-Khaiwani

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a dénoncé le meurtre du journaliste et militant des droits de l’homme Abdoul Karim Mohammed Al-Khaiwani survenu dans la capitale du Yémen, Sanaa, le 18 mars. Il avait reçu le Prix Spécial 2008 d’Amnesty International (Royaume-Uni) pour les journalistes en danger et était Ambassadeur de bonne volonté pour le Conseil international pour les droits de l’homme au Yémen.

« Je condamne le meurtre d’Abdoul Karim Mohammed Al-Khaiwani, un journaliste engagé dont l’intégrité était remarquable », a déclaré la Directrice générale. « Sa mort est une perte pour le peuple du Yémen et la quête en faveur d’un débat informé. Les assassins d’Abdoul Karim Mohammed Al-Khaiwani doivent être traduits en justice aussi rapidement que possible ».

Abdoul Karim Mohammed Al-Khaiwani a été abattu par des inconnus à proximité de son domicile situé dans la capitale du Yémen. Il travaillait pour plusieurs médias indépendants et d’opposition et avait été rédacteur pour Al-Shoura, un journal favorable à la démocratie fermé en 2005. 

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».