La Directrice générale de l’UNESCO et des Directeurs d’agences discutent des moyens pour renforcer la lutte contre le trafic illicite

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© UNESCO

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a convoqué une vidéo conférence au siège de l’UNESCO à Paris, avec les Directeurs d’INTERPOL, de l'Institut international pour l'unification du droit privé (UNIDROIT), de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), afin de mesurer les progrès et identifier des futures actions de collaboration, en coordination étroite avec l'Équipe d'appui analytique et de surveillance des sanctions (UNSMT), dans la mise en œuvre efficace des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies 2199 et 2253 (2015) en ce qui concerne la lutte contre le trafic illicite de biens culturels.

La vidéo-conférence avec les agences intergouvernementales concernées, parties d’un réseau plus large que la Directrice générale de l’UNESCO avait lancé pendant la réunion de haut niveau de 1er avril 2015, a été une occasion d’établir de nouveaux domaines de collaboration pour les États membres au cours de cette année. 

Toutes les parties se sont accordées quant à la nécessité de continuer à renforcer le partage d’information, les capacités et les activités d'assistance technique pour les États membres. Toutes les agences devraient intégrer un volet de lutte contre le trafic illicite des biens culturels dans leurs activités respectives de renforcement des capacités, et dans le cadre de leur propre mandat. Un large consentement s’est également exprimé concernant le partage d’information, l’assistance technique et les initiatives de sensibilisation qui devraient  continuer à être une priorité pour soutenir les États membres dans la lutte contre le commerce illicite de biens culturels provenant de la Syrie et de l’Iraq. Plusieurs événements de haut niveau en 2016 ont également été identifiés à cet effet. 

La Directrice générale a aussi saisie l’occasion pour féliciter les organisations participantes, ainsi que l’ensemble du réseau de partenaires (tels que le Conseil International des Musées (ICOM), le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), la Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA) et le Conseil international des archives (ICA)), pour leurs efforts conjoints dans la mise en œuvre de la résolution 2199 du Conseil de Sécurité. En dépit du défi majeur du manque de suivi, l’UNESCO a déjà reçu 36 rapports d’États-membres et a été en mesure d’en extraire des données factuelles sur les routes du trafic et la saisie de biens cultures. Une nouvelle stratégie mondiale pour la protection du patrimoine culturel ainsi que plusieurs résolutions ont également été adoptées au cours de l’année dernière, qui renforcent la mobilisation à ce sujet. Des projets conjoints de renforcement des capacités des juges et procureurs ont été identifiés comme une initiative prioritaire pour les prochains mois.

La vidéo-conférence a aussi constitué un premier suivi de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 2253 (2015), adoptée en décembre dernier, qui, s’appuyant sur la résolution 2199, a souligné, entre autres, l’importance de développer des relations solides avec le secteur privé dans la lutte contre le financement du terrorisme, le blanchiment des produits du crime et le renforcement des processus de diligence requise. À cet égard, et suite à la décision prise lors de la troisième session du Comité subsidiaire de la Réunion des États parties à la Convention de 1970, une table ronde avec les acteurs du marché de l’art aura lieu fin mars au Siège de l’UNESCO, suivie, plus tard dans l’année, d’une réunion d’information avec les États membres sur les résultats de la table ronde.