La Directrice-Générale de l'UNESCO rencontre des Ministres et des représentants des Petits états insulaires en développement (PEID)

Des ministres et autres représentants du groupe des Petits États insulaires en développement (PEID) ont participé le jeudi 5 novembre à une rencontre avec la Directrice générale de l'UNESCO, pour aborder des questions spécifiques à ce groupe de pays, qui est présidé par David Doyle, ambassadeur de Saint-Kitts-et Nevis et délégué permanent auprès de l'UNESCO.

S. E. Doyle a salué l'engagement historique et le soutien de l'UNESCO et de sa Directrice-générale à l’ouverture de cet évènement qui réunissait les représentants de 39 PEID membres de l'UNESCO et de 8 PEID Membres associés de l’UNESCO.

Il a rappelé la prise de conscience croissante des dangers auxquels les PEID sont confrontés en raison des effets dévastateurs du changement climatiques sur les zones côtières, de la perte de la biodiversité, et de l’isolation de nombreuses communautés insulaires qui complexifie la préparation des jeunes afin qu’ils puissent construire leur propre futur tout en protégeant leurs cultures particulières et les savoirs locaux et autochtones. L'ambassadeur Doyle a ainsi invité l'UNESCO à diriger les efforts pour aider les PEID à relever ces défis. 

Plusieurs États ont évoqué le rôle important que l'UNESCO pouvait jouer pour faciliter le développement de réseaux entre les PEID, renforcer la coopération entre les États insulaires, et encourager la mise en commun de bonnes pratiques, une idée accueillie favorablement par la Directrice-Général.

Madame Bokova a rappelé la prise en compte des questions spécifiques au PEID dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030 adopté par l'Assemblé générale de l'ONU en septembre, qui représente une étape importante dans le processus de sensibilisation de la communauté internationale aux priorités des PEID. Elle a également souligné l'importance de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP 21, qui doit se tenir prochainement à Paris. Le plan d’action pour les PIED que l’UNESCO va présenter au Conseil exécutif de l’organisation au printemps 2016 sera modelé par Programme de développement durable  et par les conclusions de la COP 21.

"Ce ne sera pas le plan d'action du secrétariat de l'UNESCO, mais le votre", a déclaré la Directrice-générale, insistant sur l'importance des consultations approfondies entre les PEID, les secteurs de programme de l'UNESCO et ses Bureaux hors siège.

Affirmant que l’UNESCO a pris en compte les vulnérabilités et les forces propres aux PEID à travers ses actions et programmes sur le long terme, la Directrice-générale rappela que la priorité avait été donnée aux PEID en tant qu'objectif primordial transversal dans la stratégie à moyen terme de l'organisation pour 2014-2021.

La Directrice-générale a ensuite présenté un aperçu des nombreuses actions menées par l'UNESCO dans tous les domaines de son mandat, et a promis que ces initiatives et programmes seraient renforcées dans les années à venir.

Les PEID pourront utiliser des outils d'apprentissage en ligne et des plateformes de technologies de l'information et de la communication (TIC) développés par l’UNESCO, qui aideront les États insulaires à préserver leur patrimoine, à maintenir la bonne santé de leurs océans, et à promouvoir les économies vertes et bleues. L'UNESCO aide également les PEID à renforcer leur résilience aux risques de catastrophes naturelles, et soutiendra leurs efforts de levée de fonds extrabudgétaires, tout consolidant les budgets réguliers alloués à ces priorités.

Les préoccupations et les priorités des PEID ont été abordées récemment dans le cadre de conférences et d’évènements scientifiques, a rappelé la Directrice-Générale soulignant le rôle important de la science dans la lutte contre le changement climatique.

L'UNESCO organise conjointement avec la France une conférence sur les peuples autochtones face au changement climatique et le rôle des savoirs autochtones et traditionnels pour comprendre et faire face aux défis climatiques. "Les PEID seront également à l'ordre du jour de la Conférence COP21", a assuré Irina Bokova, insistant sur le fait que l'UNESCO continuerait à jouer un rôle actif en tant que défenseur des PEID.