La Directrice générale de l’UNESCO salue la création d’une nouvelle Commission sur le financement de l’éducation mondiale

La Directrice générale a salué la création d’une nouvelle Commission internationale de haut niveau sur le financement des opportunités éducatives mondiales, a annoncé la Première Ministre de la Norvège, Erna Solberg, au Sommet d’Oslo sur l’éducation pour le développement, le 7 juillet.

« Nous nous sommes fixé un projet ambitieux pour les quinze prochaines années, avec la promesse de 12 ans d’accès gratuit et équitable à une éducation de qualité », a déclaré la Directrice générale. L’éducation est l’un des plus puissants moteurs du développement, qui permet de passer de la pauvreté à la prospérité, de l’exclusion à la participation. L’accomplissement de ce projet nécessite une volonté politique soutenue par des ressources internes suffisantes, l’appui des donateurs et de nouvelles sources de financement, parce que l’éducation devrait être la préoccupation de tous. Cette Commission jouera un rôle déterminant en relayant ce message haut et fort. » 

La Première Ministre de la Norvège, Erna Solberg, la Présidente du Chili, Michelle Bachelet, le Président de l’Indonésie, Joko Widodo, le Président du Malawi, Peter Mutharika, et la Directrice générale de l’UNESCO sont les cinq co-organisateurs de cette réunion qui sera financée par le Gouvernement norvégien. La Commission sera présidée par l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, Gordon Brown, et sera composée de dirigeants et d’experts renommés. Elle présentera son rapport en 2016 au Secrétaire général de l’ONU, lequel a déclaré à Oslo qu’il suivrait ses recommandations.

Selon la Déclaration d’Oslo publiée à la fin du Sommet, la Commission aura pour charge d’étudier et de dynamiser les investissements dans l’éducation en vue d’inverser la tendance actuelle au sous-investissement. Elle cherchera des moyens d’employer les ressources disponibles de manière plus efficace, responsable et coordonnée et s’intéressera à un large éventail de sources de financement, notamment en étudiant les moyens de soutenir une mobilisation accrue des ressources nationales par une aide au développement officielle plus stratégique et dynamique, des partenariats non traditionnels, des modes de financement innovants et la participation du secteur privé.

« Le financement de l’éducation est indispensable à la réalisation du développement durable », proclame la Déclaration. « Le Sommet d’Oslo demande que la troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba s’engage à augmenter les investissements et la coopération internationale en faveur de l’éducation. »

La Directrice générale participera le 14 juillet à une manifestation en marge de la Conférence à Addis-Abeba intitulée « L’investissement dans l’éducation », qui sera co-organisée par l’UNESCO avec la République fédérale démocratique d'Éthiopie, la Norvège et la République de Corée.

Selon les chiffres de l’UNESCO, on dénombrait 124 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés dans le monde en 2013. Le Rapport mondial de suivi publié par l’UNESCO estime à 39 milliards de dollars des États-Unis l’investissement supplémentaire qu’il faudrait pour permettre à chacun de bénéficier d’une scolarité de 12 années dans les pays à revenu faible, ce qui nécessite une hausse substantielle des ressources nationales et de l’aide à l’éducation de base. La Déclaration d’Incheon encourage les pays à consacrer efficacement au moins 4 à 6 % de leur PNB à l’éducation, conformément aux indicateurs de référence internationaux et régionaux, et les donateurs à augmenter leur soutien jusqu’à l’objectif de 0,7 % du PNB consacré à l’aide officielle au développement, à donner la priorité aux pays les moins avancés et à améliorer l’efficacité de l’aide.