Dix ans après la catastrophe de 2004, exercice d’alerte au tsunami dans l’océan Indien

Dix ans après le tsunami dévastateur de 2004, 24 pays riverains de l’océan Indien* participeront les 9 et 10 septembre à un exercice de simulation de grande ampleur pour tester le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien, organisé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. Il s’agit de mesurer la capacité et la rapidité de réactions des différents acteurs concernés de la région pour faire face à ce type d’événement peu fréquent mais potentiellement destructeur.

Cet exercice, baptisé « IOWave14 », repose sur un double scénario : le premier prévoit la survenue, le 9 septembre (0h00, temps universel), d’un séisme d’une magnitude de 9,1 au sud de Java, en Indonésie. Le deuxième scénario prévoit quant à lui un tremblement de terre d’une magnitude de 9 se produisant le 10 septembre (6h00 temps universel) dans la zone de Makran au sud de l’Iran et du Pakistan. Dans les deux scénarios, il est prévu que les séismes se traduisent par un tsunami affectant tout l’océan Indien.

L’exercice sera conduit en temps réel. Les bulletins d’alerte seront émis par les prestataires régionaux de services relatifs aux tsunamis dans la région que sont l’Australie, l’Inde et l’Indonésie et envoyé aux points focaux pour l’alerte aux tsunamis. 

Ce test est destiné à évaluer le bon fonctionnement des flux de communication entre les différents acteurs concernés, l’état de préparation des pays et la bonne marche des dispositifs d’urgence. Des exercices d’évacuation des populations côtières seront également menés dans plusieurs pays. Le test sera suivi d’une évaluation permettant de d’identifier les lacunes du Système afin d’augmenter son efficacité.

Au lendemain de la catastrophe de 2004, les pays riverains de l’océan Indien avaient manifesté la volonté de mettre en place un Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (IOTWS). Grâce à l’appui de la Commission océanographie intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, un Groupe intergouvernemental de coordination a été constitué afin de fournir un mécanisme de gouvernance au nouveau Système, devenu opérationnel en 2011.

*A ce jour : Afrique du Sud, Australie, Bangladesh, Comores, France (Réunion), Inde, Indonésie, Iran, Kenya, Madagascar, Malaisie, Maldives, Maurice, Mozambique, Myanmar, Oman, Pakistan, Seychelles, Singapour, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Timor-Leste, Yémen.

 

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Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64. Email : a.bardon(at)unesco.org