Economie bleue : la COI-UNESCO demande sa mise en pratique à la communauté internationale au deuxième Sommet sur l’économie bleue d’Abou Dhabi

Le 19 janvier 2016, des chefs d’Etats et de gouvernements, ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile, se sont réunis à Abou Dhabi pour le deuxième Sommet sur l’économie bleue dans le cadre de la Semaine du développement durable de l’émirat. Les moyens nécessaires à l’élaboration et à la mise en pratique du concept d’économie bleue, en soutien à la concrétisation de l’Accord de Paris sur le changement climatique et de l’Objectif de développement durable n°14, étaient à l’ordre du jour.

En tant que co-organisateur aux côtés des gouvernements des Seychelles et des Emirats arabes unis (EAU), la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO était représentée par son Secrétaire exécutif, Dr. Vladimir Ryabinin, qui a souligné le travail de la Commission.

« En tant qu’unique organisation des Nations Unies entièrement dédiée aux sciences, observations et services océaniques, la COI s’engage à apporter son aide dans la mise en place de l’économie bleue à travers l’éducation et le renforcement des capacités, le Système mondial d’observation de l’océan, la gestion intégrée des zones côtières, l’aménagement de l’espace marin, la OceanTeacher Global Academy, et bien d’autres programmes et initiatives de la COI, » a-t-il dit.

Il a ajouté que la COI assisterait ses Etats membres dans la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable n°14, qui a pour but de « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ». Elle leur apportera son soutien scientifique, d’autant plus que plusieurs des cibles relatives à la pollution marine, à l’acidification de l’océan et à la protection des écosystèmes marins et côtiers, ainsi qu’au renforcement des capacités et au transfert de technologies marines, sont au cœur des activités de la Commission. Observations et sciences océaniques, essentielles à la réalisation de cet objectif, devront donc reposer sur une approche scientifique intégrée.

Il a également noté que le rendement économique des investissements faits dans les observations et sciences océaniques permettra de faire avancer l’économie bleue.

Parmi les autres intervenants principaux figuraient Tommy E. Remengesau Jr., Président de la République des Palaos ; James Alix Michel, Président de la République des Seychelles ; Ólafur Ragnar Grímsson, Président d’Islande ; et Dr. Sultan Ahmed Al Jaber, ministre d’Etat et Envoyé spécial de l’EAU pour l’énergie et le changement climatique.

L’événement s’est achevé par l’adoption de la Déclaration d’Abou Dhabi 2016 sur l’économie bleue, qui réaffirme « que l’économie bleue, fondée sur les mêmes principes et en complémentarité avec le concept d’économie verte, constitue une approche productive à la gestion durable de nos mers et de l’océan et contribue donc de façon significative à la réduction de la pauvreté au niveau mondial, à la création de modes de subsistance durables, à l’augmentation de la sécurité alimentaire, à l’amélioration du bien-être humain et à l’équité sociale, tout ceci accompagné d’une atténuation des risques environnementaux et des pénuries écologies. » La Déclaration est disponible ici (en anglais).

La Semaine du développement durable d’Abou Dhabi rassemble chaque année les entreprises et les nations en vue d’aborder les défis et de célébrer les réussites dans les domaines du développement durable et de l’énergie propre.