Enseignement supérieur et promotion du développement durable

Par la recherche, l’enseignement et la pratique, l’enseignement supérieur a un rôle déterminant à jouer dans la réalisation du développement durable. C’est ce qui est ressorti de la Conférence internationale organisée à Aïchi-Nagoya le 9 novembre 2014 par l’Université des Nations Unies, en partenariat avec l’UNESCO.

« Les établissements d’enseignement supérieur sont des plates-formes essentielles à la création de partenariats novateurs, pour réunir des chercheurs, des décideurs, des membres de la société civile et des représentants du secteur privé ainsi que pour diffuser des savoirs et concevoir des actions en faveur du développement durable », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à l’ouverture de la Conférence tenue à l’Université de Nagoya, qui compte à son actif six prix Nobel, dont deux en physique récompensés cette année pour une invention qui permet d’économiser l’énergie.

La Conférence visait à célébrer les résultats obtenus par diverses initiatives de l’enseignement supérieur pendant la Décennie des Nations Unies pour l'éducation en vue du développement durable (2005-2014) et examiner les engagements à apporter des contributions plus substantielles après 2014.

« L’étude de la durabilité doit devenir plus transversale, même si depuis dix ans le ciblage a été très riche », a déclaré le Recteur de l’Université des Nations Unies (UNU), M. David Malone. Du changement climatique à la gestion des ressources naturelles, l’UNU place l’accent sur l’étude du développement durable par la création de huit programmes de master.

Le Président de l’Université de Nagoya, M. Michinari Hamaguchi, a souligné qu’en dépit d’un développement rapide depuis plusieurs dizaines d’années, l’Asie restait confrontée aux défis de la pauvreté, des inégalités et de la pollution de l’environnement, dont la résolution exige une coopération plus intense. L’Université de Nagoya est en train de mettre en place des campus par satellite dans sept pays asiatiques et fera office de point central pour le renforcement des relations entre les universités de la région.

Le Ministre de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie, M. Hakabun Shimomura, et le Ministre d’État pour l’environnement, M. Shigeo Kitamura, ont tous deux affirmé l’engagement de leur pays à promouvoir le développement durable au moyen de la recherche, de la formation et du tissage de réseaux.

La Conférence a également été l’occasion d’exposer les principaux obstacles à la transformation des établissements d’enseignement supérieur, plus particulièrement en ce qui concerne le renforcement des pratiques innovantes pour l’apprentissage, le développement du savoir et la recherche.

Les conclusions de la Conférence ont été reprises lors des discussions dans le cadre de la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’éducation pour le développement durable qui s’est ouverte le 10 novembre.

Cette conférence internationale sur le thème « L’enseignement supérieur au-delà de 2014 » était organisée par l’Université des Nations Unies en partenariat avec l’UNESCO, le Département des affaires économiques et sociales (DAES) des Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’initiative des Principes pour une éducation au management responsable des Nations Unies et l’Association internationale des universités.

Le même jour, la Directrice générale a participé à une cérémonie pour la présentation du certificat d’inscription du « washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Inscrit en décembre dernier, le washoku a rejoint 21 autres éléments du patrimoine vivant du Japon.

« J’aimerais présenter mes sincères félicitations au Japon et rendre un hommage particulier au Gouvernement japonais pour ses efforts incessants en vue de faire connaître l’importance du patrimoine immatériel dans le monde », a déclaré la Directrice générale. « Le Japon est un fervent défenseur du patrimoine culturel et un exemple vivant de la façon dont le patrimoine immatériel porte nos valeurs, nos identités, ainsi que des savoirs et des manières de vivre ensemble. »

Mme Bokova a présenté le certificat au Ministre de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie, ainsi qu’au Ministre d’État de l’agriculture et au Président de Washoku Japan.

« La nation s’est réjouie à l’annonce de cette décision. Le washoku est une expression du respect que le Japon porte à la nature. Cette décision permettra de le faire mieux connaître à l’étranger et contribuera à transmettre ces traditions aux générations futures », a affirmé M. Shimomura.