Exercice d’alerte au tsunami dans l’Atlantique Nord et la Méditerranée

Du 28 au 30 octobre, quatre tsunamis fictifs affecteront les côtes de pays riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique du Nord-Est. Cette simulation vise à tester la capacité de réaction des pays participant au Système d’alerte aux tsunamis dans l’Atlantique Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes mis en place sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’ UNESCO.

Baptisé NEAMWave14, cet exercice prévoit la survenue de quatre tremblements de terre à l’origine de tsunamis, deux dans la Méditerranée, un dans l’Atlantique et un dans la mer Noire. Au total, 20 pays (Allemagne, Croatie, Chypre, Egypte, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Liban, Malte, Maroc, Monaco, Portugal, Russie, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Turquie), sur les 39 Etats membres que compte le dispositif d’alerte dans l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée (NEAMTWS), prendront part à ce exercice.

Il s’agit de tester le bon fonctionnement des systèmes de communication répercutant les messages d’alerte mais aussi, dans certains pays, de s’assurer que les services de protection civile sont prêts à faire face à une telle menace. L’Observatoire Kandili de l’Institut de recherche sismique d’Istanbul (KOERI, Turquie), le Centre national d’alerte aux tsunamis (CENALT, France), l’Observatoire national d’Athènes (NOA, Grèce) et l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA, Portugal) émettront les messages d’alerte pour les quatre scénarios envisagés pour le test.

Cet exercice sera également l’occasion pour le Centre de coordination de réaction d’urgence de la Commission européenne, qui cofinance cet exercice, de tester le mécanisme européen de protection civile qu’elle a mis en place pour faire face aux catastrophes majeures.

Bien qu’ils soient historiquement moins fréquents que dans l’océan Pacifique, les tsunamis peuvent affecter les côtes des pays riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique Nord. En 1755, la ville de Lisbonne (Portugal) a été détruite par un tsunami provoqué par un tremblement de terre au niveau de la faille Açores-Gibraltar. En 1908, un tsunami a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes à Messine (Italie). Plus récemment, en 2003, un tremblement de terre en Algérie a provoqué un tsunami qui a frappé les côtes des îles Baléares et le sud de la France. Compte-tenu des courtes distances, notamment en Méditerranée, les tsunamis qui se produisent frappent très rapidement les côtes.

Le dispositif d’alerte dans l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée est l’un des quatre systèmes d’alerte aux tsunamis coordonnés par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. Il est opérationnel depuis 2012. Le premier Système d’alerte aux tsunamis a été mis en place en 1965 dans le Pacifique en réponse au tsunami meurtrier qui avait frappé les côtes du Chili et du Japon en 1960. Les systèmes existant pour l’Atlantique Nord et la Méditerranée, l’océan Indien et les Caraïbes ont été mis en place au lendemain du tsunami meurtrier de 2004 dans l’océan Indien.

Leur rôle consiste à évaluer les risques, émettre des alertes et sensibiliser les populations exposées. La COI de l’UNESCO coordonne la mise en œuvre de ces systèmes.

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Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel+33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org