Expédition géophysique de haute altitude du Pamir a été lancée à évaluer les effets du changement climatique sur les ressources en eaux en Asie centrale

Le projet lancé récemment « 3e expédition géophysique internationale de haute altitude du Pamir (HEIGE )» vise à évaluer les impacts de la variabilité naturelle et les activités humaine modernes sur la région montagneuse du Pamir, un fournisseur d'eau très important pour l'Asie centrale. Le Programme Hydrologique International de l'UNESCO (PHI) et le Programme International des Géosciences (PICG) en collaboration avec des autres partenaires, sont en train de travailler ensemble pour évaluer le future du climat du Pamir et ses ressources en eau dans un climat qui est en train de changer.

La région du Pamir fait partie de la chaîne montagneuse de l'Asie centrale, et est appelé communément le ‘Toit du Monde’ pour son rôle comme la source d’eau la plus importante alimenté par les glaciers. Le Programme Hydrologique International de l'UNESCO (PHI) et le Programme international des géosciences (PICG) ont conjointement soutenu le projet de recherche collaboratif «3e expédition géophysique internationale de haute altitude du Pamir» (HEIGE). Ce projet de recherche a pour but d’évaluer le changement climatique, passé, présent et futur, ainsi que les ressources en eau dans la région du Pamir en mesurant les impacts relatifs aux variations naturelles et aux activités humaines modernes.

Le projet HEIGE est dirigé par un groupe international d'experts scientifiques en glaciologie ainsi qu’en recherche sur le changement climatique, issus des institutions académiques des États-Unis, Allemagne, Japon et France.

Le projet prévoit de collecter, principalement sur le territoire du Tadjikistan, des dépôts de glace prélevés sur les glaciers des montagnes centrales et orientales du Pamir, mais également sur le glacier Fedtchenko. L’objectif est d’analyser la possible corrélation entre changements brusques du climat et ressources en eau dont les variations pourraient trouver leur origine dans les principaux facteurs climatiques tels que l'activité solaire, l'effet de serre, la circulation atmosphérique, les aérosols atmosphériques, les cycles de l'eau et de l'azote, et la température de la surface de la mer.

Les résultats du projet seront essentiels pour développer des pratiques d’adaptation et d’atténuation au changement climatique, qui aident pour améliorer la durabilité socio-économique en Asie centrale dans le contexte d’un climat qui change.

Les 27 et 28 avril 2015, l’UNESCO a accueilli une réunion du groupe de travail du projet HEIGE à sa Siège à Paris. En organisant cette réunion, l’UNESCO a aidé à créer une plate-forme de dialogue entre les différentes parties prenantes, concernant les experts scientifiques en glaciologie et de recherche sur le changement climatique ainsi que plusieurs autres partenaires, afin d'assurer que les résultats du projet seront transformés en plans d'action concrets. Le projet HEIGE a déjà eu un rôle important dans le développement de liens entre PHI et PICG, ainsi que entre des activités existantes en Asie centrale.