Faire avancer l’installation du Mémorial permanent en souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves

Le 26 septembre dernier, la Directrice générale de l’UNESCO s’est jointe au Ministre des affaires étrangères de la Jamaïque, S. E. M. Arnold J. Nicholson, au Ministre des affaires étrangères de l’Espagne, S. E. M. Jose Manuel Garcia-Margallo, au Ministre des affaires étrangères du Sénégal, S. E. M. Mankeur Ndiaye, à l’Ambassadeur Antonio Tete, Observateur permanent de l’Union africaine auprès des Nations Unies, aux Ambassadeurs des Pays-Bas et de la Nouvelle-Zélande, ainsi qu’à un représentant du Qatar, pour soutenir la dernière phase de l’érection du Mémorial permanent en souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

Lors d’une cérémonie de haut niveau tenue au Siège de l’ONU, la Directrice générale a prononcé des paroles de soutien en faveur de la dernière phase de l’installation du Mémorial permanent.

Les Ministres et les représentants des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, du Qatar et de l’Espagne ont remis des chèques symboliques au Président du Comité du Mémorial permanent, S. E. M. E. Courtenay Rattray, Représentant permanent de la Jamaïque auprès des Nations Unies.

Le projet Mémorial permanent de l’ONU en souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves devait être dévoilé au Siège de l’ONU à New York, avant la fin du premier trimestre 2014.

« L’Arche du retour », dessinée par l’architecte américain d’origine haïtienne Rodney Leon, également architecte et concepteur de l'African Burial Ground National Monument à Manhattan, a été désigné comme le projet vainqueur d’un concours international organisé par l’UNESCO en août 2013. Le monument devrait devenir l’un des éléments distinctifs de l’esplanade des visiteurs au Siège de l’ONU, à l’extérieur de la salle de l’Assemblée générale.

« L’UNESCO est profondément honorée d’avoir coordonné, en association avec le Comité du Mémorial permanent, la première phase du Concours international de design », a déclaré Irina Bokova.

Replaçant cette manifestation dans le contexte du 20e anniversaire du projet « La route de l'esclave », la Directrice générale a ajouté : « l’année dernière, j’étais ici pour dévoiler le projet vainqueur, « L’Arche du retour », dessinée par M. Rodney Leon, artiste américain d’origine haïtienne, ce qui constitue aussi un symbole fort alors que nous célébrons le 210e anniversaire de l’indépendance d’Haïti en 2014. Et nous revoilà ici, pour porter le même message d’espoir, de tolérance et de dignité humaine, qui n’a jamais autant de force que lorsqu’il est enrichi et éclairé par la connaissance de l’histoire ».

Le projet est financé par les généreuses contributions volontaires des États membres, auxquelles s’ajoutent les dons de plusieurs fondations et de particuliers.

Le Mémorial permanent à l’ONU en souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est une initiative qui a vu le jour en 2007 et qui a reçu l’appui unanime de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Par sept résolutions successives, dont la dernière est la résolution 68/7 adoptée le 21 octobre 2013, l’Assemblée générale a approuvé le projet et demandé que le Mémorial soit placé dans un endroit bien en vue au Siège de l’ONU, pour rappeler cette tragédie et faire prendre conscience des séquelles de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

Le Ministre jamaïcain Arnold Nicholson a déclaré que le Mémorial enverrait un message fort illustrant le pouvoir des droits fondamentaux et des droits civiques – un message de solidarité humaine, essentiel aujourd’hui.

En conclusion, Irina Bokova a cité Rodney Leon : « L’Arche du retour est un pont au-dessus de l’Atlantique, un point de référence universel, un lieu d’interaction et de communication pour des échanges culturels planétaires ».