Faisons passer le bon message, déclare le Coordonnateur de l’ONU pour Ébola au Conseil exécutif

L’épidémie actuelle d’Ébola est la « plus grande et la plus sérieuse que nous ayons jamais connue » et exige « des actions intenses et efficaces » pour y mettre fin, a affirmé le Dr David Nabarro, Coordonnateur du système des Nations Unies pour la maladie à virus Ébola, au Conseil exécutif de l’UNESCO aujourd’hui.

Le Dr Nabarro s’est adressé aux membres du Conseil sur invitation de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. L’Organisation, grâce à son mandat unique, pourrait grandement contribuer à l’immense effort en cours pour contenir la propagation du virus, a-t-il dit, avant d’ajouter que « les problèmes sont ici scientifiques, culturels et liés aux médias. »

Faire évoluer les pratiques traditionnelles propices à la propagation du virus exige compréhension et sensibilité, a-t-il expliqué. Il est également essentiel d’inverser le « barrage » d’informations erronées liées au virus présent dans les médias, a-t-il souligné. Le travail de l’UNESCO avec des stations de radio en Afrique peut contribuer à améliorer la situation dans ces deux domaines en fournissant aux communautés des renseignements fiables et sensibles à leur culture au sujet d’Ébola et de son mode de transmission.

« Nous devons éviter la stigmatisation et l’exclusion des communautés, » a-t-il déclaré. « Faisons passer le bon message. »

L’Ambassadeur Mohamed Amr (Égypte), Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, a souligné l’importance de faire front commun pour lutter contre Ébola. « Le virus Ébola n’est plus un problème africain, » a-t-il dit. « C’est une question qui nous touche tous au plus haut point. […] Par conséquent, il est de notre responsabilité – ici à l’UNESCO – de s’assurer que nous optimisions nos propres domaines de compétences afin de mettre notre expertise et notre valeur ajoutée au service de la lutte contre cette menace à la paix et à la sécurité. » 

La Directrice générale a promis le soutien indéfectible de l’UNESCO dans cette campagne. « Nous mobiliserons et soutiendrons les systèmes éducatifs nationaux comme moyen de diffuser l’information et de promouvoir des pratiques saines pour limiter la transmission, » a-t-elle expliqué. « Nous avons déjà commencé à mobiliser les médias au Libéria et au Sierra Leone grâce à des programmes de sensibilisation en langues locales. Et nous nous engageons à conseiller les États sur les approches médicales et sanitaires les plus respectueuses des contextes culturels locaux, afin de rendre les campagnes de prévention plus efficaces tout en respectant les individus. »

Le Dr Nabarro a rendu hommage aux nombreux gouvernements, ONG et autres institutions qui mobilisent leurs ressources et leur expertise pour lutter contre l’épidémie d’Ébola. Sans cette solidarité, a-t-il déclaré, « le problème ne sera pas résolu. »