Les familles onusiennes du Gabon dans le Bois des Géants

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© UNESCO
30 Décembre 2016

Le groupe « ONU avec nous » a organisé une randonnée à l’Arboretum Raponda Walker encore appelé Bois des Géants, le 17 décembre 2016 en faveur des personnels des agences du Systèmes des Nations Unies au Gabon et leurs familles. Cette activité leur a également permis d’animer un enseignement sur les comportements à adopter pour éviter toute infection par le VIH/ SIDA et pour mieux vivre avec.

A 30 minutes en voiture de Libreville, l’Arboretum Raponda Walker est un espace protégé, une merveilleuse forêt pluviale équatoriale dont la gestion est confiée à l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). C’est sur ses sentiers aménagés, sous l’ombrage d’arbres géants, au milieu de ses plantes dont certaines ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde que les staffs onusiens et leurs familles ont marché. Répartis en 2 groupes dont le premier groupe composé d’adultes a parcouru le circuit de 4 Km et le deuxième réservé aux plus petits était sur celui de 1,2 Km.

Tout au long de leur parcours, les randonneurs ont profité des explications des écoguides sur les différentes essences rencontrées notamment leur mode d’utilisation par les populations autochtones et le mode de préservation de l’écosystème forestière. Cette forêt unique, précieuse et fragile a, ainsi, permis aux randonneurs de découvrir la biodiversité gabonaise dont les espèces végétales endémiques du Gabon comme l’Okoumé ; l’Ovazingo et le Phyllobotryon spathulatum.


Vue des participants en atelier
© UNESCO

Après la visite de cette forêt reliquaire du Gabon, les randonneurs ont été regroupés en 3 groupes en fonction des tranches d’âges suivantes : mois de 14 ans (ou enfants) ; 14-24 ans (adolescents) ; plus de 24 ans (adultes). Puis, divisés à leur tour en 3 équipes pour adapter le message en fonction de chaque groupe cible, les membres de « ONU avec nous » ou « UN Care » en anglais se sont entretenus avec lesdits cibles sur les caractéristiques, les modes contamination, de prévention du VIH/Sida et les comportements à adopter face aux séropositifs.

Le VIH/Sida se transmet toujours par les rapports sexuels non protégés, de la mère porteuse à l’enfant pendant la grossesse ou l’allaitement et par l’utilisation des objets pointus infectés non stérilisés, ont-ils rappelé. Quant à la fidélité mutuelle, au port du préservatif pendant les rapports sexuels et à l’abstinence, ils demeurent les meilleurs moyens de prévention. Un exercice pratique sur le port du préservatif masculin a été effectué dans le groupe des adolescents suivis des recommandations sur la conservation de celui-ci.

Par ailleurs, les éducateurs ont invité leurs publics à éviter la stigmatisation des personnes infectées, car elle favoriserait la multiplication de cas de décès dus au VIH/Sida. En effet, il existerait de nombreux séropositifs qui freinent de suivre leur traitement par peur d’être rejetés par les siens ou honte d’être vus dans les services de traitement de cette infection. Nous pouvons donc tous participer à la réduction de l’impact de cette pandémie.