Une formation des forces de sécurité de Côte d’Ivoire sur la liberté d’expression

Un atelier de formation de trois jours pour les forces de sécurité ivoiriennes sur la liberté d’expression et l’ordre public a été organisé par le Bureau de l’UNESCO à Abidjan, avec l’appui de PNUD, du 12 au 14 novembre 2015, à Grand-Bassam, au profit de 25 fonctionnaires de la police nationale et cinq journalistes.

Cet atelier avait pour but de former les forces de sécurité sur la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’ordre public en vue d'améliorer la sécurité des journalistes et les relations entre les forces de l’ordre et les professionnels des médias.

Au cours de cette formation dispensée par un expert de l’UNESCO, l’accent a été mis sur l’importance d’améliorer la communication entre les forces de sécurité et les journalistes en particulier durant des événements sources de tension (manifestations, émeutes civiles, procès etc).

L’atelier a permis de présenter la place de la liberté d’expression au sein des droits fondamentaux et le rôle essentiel des journalistes dans une démocratie. L’expert de l’UNESCO a aussi rappelé l’importance pour la police d’établir des rapports professionnels avec les journalistes afin de permettre à la police de créer et maintenir un sentiment de sécurité et de confiance au sein de la population, prévenir les crimes, faire arrêter les auteurs tout en faisant preuve de transparence. Il a aussi rappelé la responsabilité des forces de sécurité de protéger la sécurité journalistes et de la nécessité d’enquêter sur les cas de journalistes tués dans l’exercice de leur fonction.

« Cette formation nous a permis de comprendre que journalistes et policiers ont en fait le même objectif, à savoir maintenir la démocratie dans un Etat. Ce sont les méthodes qui diffèrent » a affirmé un des policiers présents à l’atelier.

Certains policiers, comme le commissaire principal de Divo Edson Kouane,  retiennent également que  « les journalistes et policiers doivent mieux se connaître pour mieux se comprendre et se tolérer ».

Les membres des forces de sécurité ivoiriennes qui ont participé à l’atelier étaient principalement des formateurs de la police nationale. Ils ont déclaré à l’issue de la formation vouloir restituer le contenu de la formation sur la liberté d’expression et les relations avec les médias dans leurs unités de base.

Les échanges entre policiers et journalistes, qui ont assisté à la dernière session de formation, ont été fructueux. Chaque groupe a pu mieux comprendre le travail de l’autre.

Les participants de l’atelier ont demandé le soutien du Bureau de l’UNESCO à Abidjan pour mettre en place une plateforme de communication entre les forces de sécurité et les journalistes.

Ce projet de formation des forces de sécurité sur la liberté d’expression a reçu un soutien du Royaume de Norvège.