Formation de l’UNESCO à la sûreté et à la sécurité dans les écoles au nord-est du Nigeria

09 Décembre 2014

Les directeurs de 114 établissements, parmi lesquels 100 écoles du nord-est du Nigeria, ont participé fin novembre à un atelier de l’UNESCO sur la sécurité, qui avait pour objectif de les aider à gérer l’instabilité causée par l’insurrection des extrémistes de Boko Haram, qui a perturbé l’éducation dans la région.

Hajiya Asabe Ali Kwambula, directrice de l’école secondaire du gouvernement de Chibok, dans l’État de Borno, où près de 300 jeunes filles ont été enlevées en avril 2014, a participé à l’atelier, et a souligné l’importance d’aider les directeurs d’école à s’informer sur les meilleures pratiques de sécurité afin de garantir la sûreté des écoles à travers le pays. 

Durant l’atelier, Mme Kwambula a déclaré « nous sommes en première ligne dans la construction de la nation et la mission qui consiste à faire de l’éducation un moteur du développement national ». 

Les participants des écoles maternelles, primaires et secondaires des trois États nigérians d’Adamawa, de Borno et de Yobe ont reçu 1 350 kits « Écoles sûres » pour leurs établissements. Les kits ont été élaborés par une ONG, Exam Ethics Marshal International, en collaboration avec les autorités de sécurité nigérianes, et ils contiennent, entre autres, un manuel de sécurité imprimé ainsi que des matériels pédagogiques audiovisuels. 

L’atelier a été financé par l’UNESCO dans le cadre de la réponse de l’Organisation à l’enlèvement des jeunes filles de l’école secondaire de Chibok, au début de cette année. 

Les préoccupations concernant la sécurité des élèves au nord-est du Nigeria et leur droit à recevoir une éducation ont conduit à la création, en mai dernier, d’un Groupe de travail sur la protection et l’éducation des enfants, dont l’UNESCO est membre.

Un « programme pour la sécurité à l’école » a été élaboré afin de fournir aux enseignants, aux parents et aux élèves des informations complètes sur les compétences en matière de sécurité dans un langage simple et compréhensible ; transmettre aux communautés scolaires les directives appropriées, les choses à faire ou à ne pas faire, qui amélioreront leur sécurité et leur capacité à aider les services de sécurité alors que cette dernière est devenue une préoccupation générale ; fournir aux écoles les informations et les compétences nécessaires pour conduire des audits personnalisés des risques et des menaces pesant sur leurs établissements ; et, enfin, donner aux écoles des modèles pour les plans d’intervention d’urgence et la création d’équipes d’intervention d’urgence en école et de systèmes de commandement des interventions. 

Le Gouvernement du Nigeria a déclaré  l’état d’urgence en 2013, à la suite des attaques menées par les extrémistes de Boko Haram, dont le nom signifie « L’éducation occidentale est un péché », qui ont commencé en 2009, ciblant les enseignants et les élèves au nord-est du Nigeria.