La Guinée-Bissau rejoint la communauté internationale pour la protection de son patrimoine

« Saudade », le Gouvernement de la Guinée-Bissau vient de ratifier la Convention pour la protection du Patrimoine culturel subaquatique (2001) ; ainsi que la Convention pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) (2003).

« La ratification de ces conventions par la Guinée-Bissau, est un pas très important dans la sauvegarde de notre patrimoine » affirme M. Joao Cornélio Directeur du Patrimoine Culturel en Guinée-Bissau. Riche en patrimoine culturel, doté d’une biodiversité extraordinaire avec des milliers de km de côtes, le pays est déterminé à sauvegarder, protéger et promouvoir cette richesse. Ces deux nouvelles ratifications permettent de compléter le dispositif juridique en place pour renforcer la durabilité de son patrimoine matériel et immatériel. En effet, en 2006, le pays avait déjà ratifié la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial et incluant la Réserve de biosphère de l'Archipel des Bijagos dans sa liste indicative.

« Cette nouvelle adhésion permettra au pays de faire valoir davantage son patrimoine sous toutes ses formes à un niveau national et international. En lui octroyant un cadre juridique solide, cela renforcera ses efforts de protection et de sauvegarde en faveur de son patrimoine pour les générations futures ». Souligne la Directrice du Bureau de l’UNESCO à Dakar, Mme Anne Therese Ndong Jatta.

Avantages de la ratification

De manière générale, toutes les Conventions UNESCO relatives à la protection du patrimoine culturel offrent principalement des avantages et bénéfices à leurs Etats Parties que sont :

  • Assurer la préservation de l'héritage culturel aux fins de sa valorisation, sa connaissance scientifique, son accès au public;
  • Favoriser et orienter une industrie culturelle et touristique respectueuse du patrimoine culturel, source de ressources et d'occupation;
  • Contribuer sur le plan culturel au développement économique durable du pays ou de la région ;
  • Renforcer à la fois l'identité nationale et l'ouverture et le respect pour la diversité culturelle, équilibre précieux face à la « globalisation » contemporaine ;
  • Assurer une continuité socio-culturelle entre les générations passées, présentes et à venir;
  • Bénéficier d'un engagement mutuel d'Etats Parties parmi lesquels la coopération internationale, l'assistance et l'échange d'expériences sont une réalité.

La Convention de 2001 apporte les avantages suivants :

  • la protection du patrimoine culturel subaquatique est amenée au même niveau que la protection des sites terrestres.
  • Les États parties bénéficient de la coopération des autres États parties : les États s’engagent également à coopérer et à se prêter mutuelle assistance afin de protéger et gérer le patrimoine culturel subaquatique et d’échanger, autant que possible, les informations pertinentes.
  • La Convention de 2001 permet de protéger le patrimoine des pillages.
  • Elle fournit des directives pratiques pour la recherche du patrimoine culturel subaquatique.

         Questions fréquentes sur la Convention de 2001

La ratification de Convention de 2003 (PCI) permettra désormais à la Guinée-Bissau d’avoir accès à des financements par le biais du Fonds du patrimoine culturel immatériel. Les Etats parties peuvent soumettre des demandes d’assistance financière et/ou technique.

D’autres Etats partie comme la Guinée-Bissau ont participé à des programmes de renforcement de capacités en termes de sauvegarde de PCI, notamment à travers le projet dédié aux cinq pays africains de langue portugaise financé par une contribution volontaire de la Norvège au Fonds du patrimoine culturel immatériel.

Pour plus d’informations sur le PCI, cliquez ici.