Les institutions des Nations Unies unissent leurs forces pour promouvoir les STI au service des nouveaux objectifs de développement

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From right to left: UNCTAD Secretary General Mukhisa Kituyi; UNESCO Director-General, Irina Bokova; UNIDO Director General Li Yong; Director Division of Sustainable Development of DESA Nikhail Seth; Deputy Prime Minister and Minister for Development Coope
© UNESCO
14 Juillet 2015

Lors de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba (Éthiopie), Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, a présenté une déclaration conjointe en faveur d’un nouveau mécanisme de facilitation technologique au service de la science, de la technologie et de l’innovation (STI).

Lors d’une manifestation spéciale coorganisée par l’UNESCO en marge de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, le groupe interinstitutions composé du DAES de l’ONU, du PNUE, de l’ONUDI, de l’UNESCO, de la CNUCED, de l’OMPI, de l’UIT et du Groupe de la Banque mondiale a décidé d’appuyer le renforcement des capacités nationales en matière de STI et de faciliter le développement, le transfert et la diffusion de la technologie en vue d’un développement durable inclusif (lire la déclaration prononcée par la Directrice générale de l’UNESCO au nom du groupe de travail interinstitutions).

Cette initiative a été lancée en réponse au haut degré d’importance accordé aux STI dans le nouvel Accord d’Addis-Abeba, tant comme moyens de mise en œuvre destinés à concrétiser le futur programme de développement durable pour l’après-2015 que comme objectifs en tant que tels. Des solutions technologiques novatrices et abordables devront être mobilisées à une échelle inédite pour éliminer la pauvreté et parvenir à un développement durable d’ici à 2030.

À la suite des observations liminaires de M. Nikhil Seth au nom de M. Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales, Mme Bokova a souligné le pouvoir de transformation unique des STI. « Les STI sont essentielles à la production de connaissances. Elles sont indispensables à la croissance économique et à la pérennité de tout développement – aujourd’hui, nous pouvons tous voir un encouragement dans la reconnaissance croissante des STI au service du programme pour l’après-2015 […] nous devons entretenir cette dynamique et garantir des résultats nets ».

Dans le cadre de la discussion de groupe qui s’en est suivie, animée par M. Li Yong, Directeur général de l’ONUDI, M. Alexander De Croo, Vice-Premier Ministre et Ministre de la coopération au développement de la Belgique, a fait valoir qu’en matière de moyens de mise en œuvre, le financement et les STI allaient de pair. Il a souligné que le secteur privé était une partie prenante essentielle de la promotion des STI.

M. Macharia Kamau, Représentant permanent du Kenya auprès de l’Organisation des Nations Unies et cofacilitateur des négociations intergouvernementales relatives au programme de développement pour l’après-2015, a déclaré qu’avec la mise en place des ODD, le développement ne pouvait plus être considéré comme « un effort de coopération pour les pays en développement uniquement ». Le développement se définit aujourd’hui comme étant une « expérience de transformation pour le monde entier » qui nécessitera une mobilisation très différente des STI, une mobilisation « qui comblera le fossé entre le Nord et le Sud ». « Les ODD sont indivisibles – c'est tout ou rien », a-t-il ajouté. Les STI seront indispensables pour relever les défis du développement durable, très étroitement liés les uns aux autres, de manière globale et intégrée.

Appelant de ses vœux une véritable initiative multipartite, M. Frédéric Bontems, Directeur de la Direction du développement et des biens publics mondiaux du Ministère français des affaires étrangères, a mis en lumière les possibilités offertes et les défis posés par un mécanisme de facilitation technologique, mettant l’accent sur ses trois principales composantes : un forum multiparties prenantes sur les STI au service des ODD ; une plate-forme en ligne d’accès à l’information relative aux initiatives, mécanismes et programmes existant en matière de STI ; et une équipe spéciale interinstitutions des Nations Unies sur les STI au service des ODD.

Le principal intervenant, M. Mukhisa Kituyi, Secrétaire général de la CNUCED, a souligné l’importance d’une coordination renforcée des Nations Unies et la nécessité d’utiliser les STI pour créer des emplois et transformer qualitativement la croissance. Dans la partie interactive du débat, des représentants de haut niveau du PNUE, de la Banque mondiale, de l’OMPI, de l’UIT et du Forum mondial sur la recherche en agriculture ont fait part de leurs vues.

Dans ses observations finales, Mme Bokova a souligné qu’en matière de STI « la question n’est pas seulement « quoi ? » mais « comment » utiliser les STI pour aborder les grandes problématiques pressantes d’aujourd’hui, telles que la pauvreté, la santé, la faim, le changement climatique et la dégradation de l’environnement ».