Instruments de politiques en matière de Sciences, Technologie et Innovation (STI) : L’UNESCO renforce les capacités des cadres nationaux pour sa mise en œuvre

14 Juin 2017

Dans l’objectif de contribuer au renforcement de capacités des cadres et à améliorer la gouvernance en matière de STI pour une meilleure maîtrise des outils d’analyse et de suivi des politiques STI, le bureau de l’UNESCO à Bamako en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a organisé du 6 au 8 juin, l’atelier sur l’état de lieux des instruments de politique scientifique et leur utilisation.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Pr. Amadou Ouane, Conseiller Technique au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en présence de M. Pierre Saye, représentant du Chef du Bureau de l‘UNESCO à Bamako. On notait également la présence du facilitateur, des décideurs politiques, des responsables gouvernementaux, des gestionnaires du système STI, des chercheurs universitaires et entrepreneurs, des statisticiens et représentants de la société civile nationale.

Il ne fait plus de doute aujourd’hui, que la science, la technologie et l’innovation (les STI) sont au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (les fameux ODD de l’agenda 2030), du Programme d’action d'Addis-Abeba, du Cadre d’action de Sendai, et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

 « Pour l’UNESCO, la base de toute stratégie efficace pour le développement durable est le renforcement de capacités en STI, à la fois humaines, institutionnelles, technologiques, financières et juridiques, et ceci aux niveaux national, sous régional, régional », a souligné M.Pierre Saye, dans son discours à l’ouverture des travaux.

Pr. Ouane, a rappelé pour sa part que le Gouvernement à travers son Ministère a élaboré et adopté la Politique Nationale en STI assortie de son décret d’application et de son plan d’actions pour sa mise en œuvre avec l’appui technique et financier l’UNESCO.  « Cependant, conscient que la mise en place d’une politique STI sans instaurer un cadre juridique et octroyer des moyens et d’instruments de politiques opérationnels, vouerait celle-ci à l’échec. Il est donc opportun d’identifier, analyser et développer des instruments cohérents et bien pensés pour mettre en œuvre la nouvelle politique STI du Mali et la traduire en réalité, ce qui justifie la tenue dudit atelier », a-t-il déclaré.

Durant trois jours de travaux, le facilitateur, Expert Politique d’Innovation à l’Observatoire Africain de la Science, Technologies et Innovation (OASTI), a développé la méthodologie « GO-SIN », utilisée par l’UNESCO, pour appuyer les Etats membres à rejoindre le Programme de l’Observatoire Mondial des instruments de politique STI (GO-SPIN), qui est utilisé pour produire une analyse standard des systèmes nationaux de STI. En plus de fournir ses informations, GO-SPIN est un outil de renforcement des capacités, d’aide à la gouvernance des STI, et de recherche dans le domaine des politiques et des instruments de politiques. La PNSTI fut l’objet de présentation par le MESRS et les indicateurs STI du Mali par l’Institut National de la Statistique (INSAT). Cinq groupes de travail ont travaillé pour remplir le questionnaire GO-SPIN.

L’UNESCO, dans son discours de clôture, a remercié les participants pour le bon déroulement des travaux, le facilitateur pour la qualité de la formation dispensée et Madame le MESRS et ses collaborateurs pour leur engagement à la réussite de l’atelier. L’UNESCO a réitéré son engagement profond à accompagner les Etats membres dans le processus de renforcement des capacités afin de leur permettre d’atteindre les objectifs de développement durable par une utilisation efficiente des STI.

Pour sa part, le Représentant de Madame le Ministre a remercié l’UNESCO pour son accompagnement toujours au bon moment, les participants pour leur assiduité et leur participation active dans les travaux de groupe. Il a terminé ses mots sur une note d’espoir qui est la mise en œuvre effective par le MESRS de toutes les recommandations issues de l’atelier.

 Les travaux de l’atelier ont pris fin par l’élaboration de la feuille de route pour les prochaines étapes de renforcement de capacités pour la finalisation et la validation du questionnaire et la formulation des recommandations.